04a. Auberge du Sauvage

Dimanche 14 avril 2019

Auberge du Sauvage

Comme j’obéis à mon médecin et à  ma femme, ou le contraire, aujourd’hui repos. Plus de problème physique, depuis que j’ai trouvé du talc à la pharmacie. Et oui, je retourne en enfance.

Je profite de revenir sur les poteaux téléphoniques que j’ai critiqués. Et bien, ils ont essayé d’améliorer leurs silhouettes  mais c’est encore pas ça.

Quand on arrive à Saugues on voit la bête du Givaudan  je pense que c’est un attrape tourisme car elle doit être morte, elle n’a pas bougé depuis l’année dernière.

Hier à mi-chemin de Saugues au Sauvage on traverse le Falzer qui m’a fait penser à mon père qui employait les mots falzut ou falzar pour les pantalons. A cet endroit, on pouvait visiter une fromagerie. Je me suis abstenu pour ne pas faire de peine à nos amis gruyèriens,  je suis resté pour garder les sacs des visiteurs.

Mais il y avait trois chiens, un s’est couché sur le banc pres de moi, le deuxième à mes pieds, pendant que le sournois troisième a fouillé dans un sac qui était hors de ma vision pour trouver de la nourriture. Celle-ci ne lui a pas convenu puisqu’il a pissé sur le sac.

Photo de Gérard Gardes

04. Saugues – Auberge du Sauvage

Samedi 13 Avril 2019

19,12 km
Total des montées 590 mètres | Total des descentes 248 mètres

Auberge du Sauvage en Gévaudan – Le Sauvage, 43170 Chanaleilles

Hier soir quand je suis arrivé  à  la  dentelle on m’a dit que je serai le seul marcheur avec la famille. Je leur ai dit que je portais chance et que ça  m’étonnerait qu’il n’y ait personne d’autre.  Au moment du repas, il y avait deux tchèques,  deux américains,  deux allemands, deux normands, quelques français  et moi.

Ce matin il fait relativement froid ressenti de -4 et le Chemin est agrémenté  de jolis dessins.

On remarque aussi qu’il n’y a pas que des hommes qui font le chemin.

 

Et le paysage fait oublier le froid, qui au bout de quelques minutes, on ne sent plus.

On y fait de belles antiques rencontres.

Je me suis appuyé contre la pierre à l’endroit indiqué et j’ai eu l’énergie suffisante pour me redresser et continuer mon Chemin.

Bon il y a aussi des parkings où les voitures sont bien alignées malgré l’absence de lignes blanches.

Une grande image pour oublier ce spectacle.

Et pour finir, nous arrivons tranquillement au Domaine du Sauvage.

Et l’on s’arrête tous pour photographier un chanp  de  jonquilles.

Le soir, nous étions une bonne trentaine pour un bon repas avec du fraçou. Je suis moins disert cette année est-ce le fait d’être déjà passé par là.  La semaine prochaine, sur le chemin de St-Guilhem, il y aura de la nouveauté.

 

03. Pratclaux – Saugues

Vendredi 12 Avril

15,41 km
Total des montées 573 mètres | Total des descentes 377 mètres

La dentelle du Camino – 48 rue de la Margeride, – 43170, Saugues

Après une halte merveilleuse à La Je Pi, je joins deux photos faites hier. La première c’est ce tronc d’arbre avec une écorce extraordinaire où  je distingue un visage. Je vous assure, pas de photoshop.

La deuxième c’est une plante grasse que je ne connais pas, mais elle est ravissante.

Je suis parti vers 10h15 car à 8h il faisait 0 degré seulement, mais du soleil et du vent.

Après Monistrol

On grimpe et quand on se retourne on distingue vaguement le village où l’on est passé.

Il y a aussi la partie moins glorieuse.

Mais les beaux passages font oublier qu’il doit y avoir une énorme circulation ici car les tas de pneus sont légion.

J’ai  beaucoup de difficulté de connexion aujourd’hui, deux heures pour ces quelques lignes, alors je continuerai demain.

Puis l’arrivée à Saugues, avec une photo qui ressemble à  celle de la saison 1.

02. Bains – Pratclaux

Jeudi 11 Avril

17,61 km
Total des montées 377 mètres | Total des descentes 593 mètres

La Je Pi – Madame Perez Violette gérante – +33 6 35 19 04 07  – ciboulot1939@hotmail.fr  – Pratclaux, 43580 Saint-Privat-d’Allier

Pour commencer la journée,  je vais vous parler de la chatte qui était sur mes genoux hier soir. Elle s’appelle Malin, pas commun pour une chatte, c’est sûrement l’oeuvre du diable. Un pèlerin de Grenoble avait pris sa chatte pour faire le Chemin. Mais il s’est rendu compte que c’était impossible alors il a cherché une bonne âme pour s’en occuper. A la ferme où j’ai séjourné ils l’ont accepté en juillet et le pèlerin à pris plusieurs fois de ses nouvelles. Quand en février de l’année suivante il voulut récupérer sa chatte, comme elle se trouvait bien à la ferme, il fut décidé de la laisser là.

Le soir j’ai mangé en compagnie de toute la famille et la discussion a tourné autour d’un manque de treillis pour terminer une clôture.  C’était très sympa et très bon.

Aujourd’hui, fidèle à mes habitudes, j’ai pris un autre chemin que celui que j’avais prévu. Comme je suis dans la région spécialisée dans les lentilles, j’en ai pris un kilo pour les semer comme le petit poulet, comme ça si je me perdais je retrouverais mon Chemin. Je vous vois sourire, mais aucune inquiétude, ce sont des lentilles vertes donc sur le sol rouge je les voyais bien. Je me suis pas trompé mais je n’ai pas eu le courage de revenir en arrière ramasser mes lentilles.

J’ai trouvé une grotte qui m’aurait abrité de la pluie, mais qu’une faible bruine m’a accompagné aujourd’hui.

Ici aussi, ils ont des épareuses moins bien aiguisées qu’à Corcelles-près-Payerne où tous les mûriers et sureaux ont trépassé.

Quant à leurs poteaux électriques,  quel manque de goût,  ils ne ressemblent à rien, chez nous au moins on dirait des sapins.

Une photo qui rappelle la saison 1.  J’avais fait la même à  Rochegude

 

Maintenant je suis au chaud

Ne pas oublier Nala la chatte à dans son panier en bas à gauche.

01. Le Puy-en-Velay – Bains

Mercredi 10 avril 2019  –16,41 km
Total des montées 404 mètres | Total des descentes 117 mètres

La Ferme de St- Jacques – Route du Puy – 43370 Bains

Je suis parti vers 7h pour la cathédrale. Quand je suis arrivé la messe se finissait et commençait la bénédiction des pèlerins par un prêtre très rigolo. L’équipe de jeunes s’est bien marré. A part ce groupe quelques marcheurs, une dizaine au maximum.

J’ai demandé  d’ouvrir la trappe pour sortir. La soeur qui m’a à la bonne l’a ouverte malgré le froid, juste pour moi.

Puis elle referma la porte.

Après 2 km nous n’étions plus que deux, Amélie la crêpiere, bretonne bien sûr, et moi sur un lit de lave

 

Amélie

Nos chemins se separėrent après une dizaine de km à une variante. Comme elle voulait une photo d’elle …

Après avoir pris la variante par Bains, j’arrivai à  hauteur d’une dame un peu perdue. Elle avait pris la variante sans le savoir. Nous avons fait le point avec maps.me et à une intersection. Encore une femme remise sur le bon chemin par un ange.

Et me voilà à la ferme, avec une chatte sur les genoux.

C’est reparti

De Cousset à Le Puy en Velay

Le voyage s’est bien passé, les trains n’avaient pas beaucoup de retard et je suis arrivé vers 15h à le Puy-en-Velay.

Le convoi illustré ci-dessous est celui qui m’a mené  de Genève à Lyon.

J’ai trouvé la gare de St Étienne Chāteaucreux bien jolie.

Et que dire de ses abords.

 

Dans le dernier train, une dame est allée aux toilettes. Au Continue reading “C’est reparti”

Une page par Page

Une rencontre au bord de l’Arbogne, quelques mots échangés, et un agréable texte qui résume bien le Chemin parcouru en 2018.

Cher Michelange,

(Je vais utiliser cette graphie, bien que inofficielle :-), d’autres utilisaient Mick, au delà du fait qu’elle soit trop familière, je ne suis pas très fan des surnoms)

Cher Michelange donc,

Un grand bravo et un grand merci.

Bravo pour tout ces kilomètres parcourus et merci pour les avoir fait partager. J’imagine que certains soirs il n’a pas été facile de se mettre au clavier (du téléphone) pour conter les aventures de la journée.

J’ai aimé le style direct du récit qui le rend très vivant. J’étais toujours désireux de tourner la page du lendemain pour découvrir la suite.

Au travers de vos textes on se rend bien compte que marcher c’est bien plus que mettre un pied devant l’autre et recommencer. Surtout lorsque la souffrance est au rendez-vous d’un pas sur deux.

Marcher est une activité hautement philosophique et le rythme du pas est le seul qui permette de se déplacer tout en appréciant pleinement son environnement.

Et que de belles rencontres, que de beaux endroits traversés. Ce sont celles-là et ceux-là qui restent lorsque l’on se retourne sur le parcours.

Les quelques autres ne méritent pas d’utiliser un peu de notre mémoire.

Au travers des textes les gens se dévoilent. J’ai donc l’impression d’un peu mieux connaître le marcheur rencontré à deux reprises le long de l’Arbogne.

J’ai également fait un peu la connaissance de Nicole, l’épouse douce et nature, fidèle au rendez-vous journalier.

Valérie, la fille attentive, persévérante, toujours prête à un encouragement. Avec le petit problème mathématique de la présentation, j’ai compris que c’était elle la maman de 6 enfants.

Belle famille. Par le lien sur les textes de son mari, j’ai également découvert le site familles-nombreuses.ch qu’elle anime. Bel engagement.

Il y a quelques années j’aurais pu prétendre à une carte, puisque j’ai moi-même 4 enfants. Mais aujourd’hui seule Raphaëlle est encore à la maison pour quelques mois.

Et pour terminer, merci pour la suggestion d’écoute ce Paladio. Magnifique. Belle complicité des deux musiciens.

J’espère que les soucis de santé de Nicole ne seront que passagers et qu’une prochaine randonnée soit possible l’année prochaine.

Ce seront là mes voeux pour l’an nouveau.
Au plaisir d’un futur bout de balade le long de ce cours d’eau qui unit nos deux villages ou ailleurs, qui sait.

Bien amicalement.

Hervé

Hervé Page
Les Riaux 22
1746 Prez-vers-Noréaz

 

Le Chemin de Compostelle en 2018

Cuba – La Havane

Première surprise. On y habite… malgré la vétusté

Je n’arriverai jamais à comprendre les compagnies d’aviation. Ils chargent d’abord l’avant de l’avion et ensuite les autres doivent attendre, bousculer les premiers arrivants pour atteindre leurs places. Ne me dites pas que c’est pour que les premières classes soient les premières à s’assoir, car moins on est longtemps dans l’avion, mieux c’est. Il faut vraiment que je me renseigne. D’autant plus que l’autre jour, quelques passagers ont oublié d’embarquer, ce qui fait que le personnel de la compagnie a dû débarquer leurs bagages, en presque une heure quand même.

Avec un vol de 10h30 à ajouter ça fait pas mal, surtout que le Boeing 777 d’Air France a été conçu sûrement par des non-américains, car la largeur des sièges ne permet pas à un homme normal comme moi à s’asseoir. Je touchais de chaque côté. J’avais réussi à obtenir des places près des issues de secours ce qui fait que pour les jambes au moins, ça allait très bien. Il faut dire aussi que ces places étant très limitées, ton voisin, par exemple, le danois d’aujourd’hui, fait 2m et 120 kilos.

Cette nuit j’ai trouvé une explication sur l’embarquement en réfléchissant, pas par internet, il n’y a pas de réseau ici. Serait-ce une question de répartition de poids ? A confirmer.

Air France doit encore faire des efforts pour les repas. Plus de 12 heures dans l’avion avec un seul repas, c’est insuffisant pour une personne comme moi. Responsable de la sortie de secours, il faut que j’aie les idées claires, non. Ensuite, pour la première fois de mes nombreux voyages, les gens allaient se servir de boissons, de sucreries dans la partie réservée au personnel. Certains ouvraient même les compartiments où sont rangés, la nourriture, les boissons et tout le reste. Incroyable… n’est pas français.

A l’arrivée les formalités douanières se sont passées sans problème particulier, sauf qu’à l’arrivée ici on scanne à nouveau vos bagages à main. Et par hasard ils ont découvert dans mon sac à dos une petite lampe de poche que j’y avais glissée. Les filles aux bas résille, et oui c’est vrai cela rassure les touristes peut-être, n’ont rien laissé passer, elles, pas comme à Genève et à Paris. Le transfert était assuré et nous sommes arrivés à l’hôtel vers 21 h soit plus de 24 heures après avoir quitté la maison.

Depuis la chambre d’hôtel (Le Deauville)
Depuis le balcon de la chambre d’hôtel

Une statue

Une de leurs célèbres voitures
Et quelques autres

 

Je voulais une photo d’un Mig. Photo prise lors du tour de ville
Avec notre guide Mavie et notre voiture pour le tour de ville
Le hall d’entrée de la maison arabe
Magnifique
Sur Malecón – Les pêcheurs

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Le Chemin de Compostelle en 2018

Le Chemin de Compostelle en 2018
du Puy-en-Velay à Saint-Jean-Pied-de-Port

Le Chemin de Compostelle depuis Le Puy en Velay à St Jean Pied de Port

Cliquez sur la carte pour agrandir. Source: ACIR

Pourquoi je fais Le Chemin de Compostelle?

Aucune idée, c’est venu comme ça sans crier gare, il me fallait un nouveau but. Le Chemin de Compostelle remplacera la pêche qui n’a pas été excellente ces dernières années et les champignons qui ont fait un peu défaut. Alors, marcher pour rien, autant marcher avec un but.

Encore un petit détail: mon chemin ne correspond pas tout à fait à la carte ci-dessus. J’ai pris quelques libertés. En décembre lors de la préparation du périple, je n’ai pas toujours trouvé des hébergements pour personne âgée (comme moi). C’est-à-dire avec un certain confort pour les autres, ceux qui ne supportent pas les ronflements par exemple. D’autre part, je pense qu’il est important de rencontrer des personnes qui vivent à quelques kilomètres du parcours. Ceux-ci ne bénéficient pas des retombées économiques des 20’000 pèlerins qui empruntent la voie principale chaque année.

Si vous désirez me suivre (Qui suis-je?) pendant les quelques jours de mon périple, revenez sur cette page ou demandez-moi le mot de passe des pages protégées à cette adresse E-mail.

Quelques citations

Il meurt lentement celui qui devient esclave de l’habitude, refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère, ni la couleur de ses vêtements ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves…

Vis maintenant, risques-toi aujourd’hui. Agis de suite. Ne te laisse pas mourir maintenant. Ne te prive pas d’être heureux. Alors pèlerins allez-y partez sur le Chemin et ne vous privez pas d’être heureux, car vos pas seront vos mots, le chemin votre chanson, la fatigue votre prière. Et alors le silence vous parlera

Pablo Neruda

Profitez de la vie: il est plus tard que vous ne pensez   
Proverbe chinois

Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d’un pas ferme
Saint Augustin

 

Suite – Jour 1 – Le Puy-en-Velay > St Privat d’Allier

Viñales – Playa Larga

Journée de transition ou de transfert. C’est à dire 4h30 de voiture. Henry ayant bu un red bull, le voyage s’est bien passé.

A l’arrivée à Playa Larga située dans la Baie des Cochons, (Voir vos livres d’histoire, je ne suis pas là pour vous raconter que des cubains qui vivaient aux USA, aidés par des américains, ont attaqué Cuba et tenté de débarquer. Fidel et ses potes se sont battus et ont repoussé l’ennemi) nous sommes allés dans une petite maison, chez une connaissance du guide, où se trouve le plus petit oiseau du monde, un colibri endémique qui ne mesure que 2 ou 3 cm et se nomme zunzún.

Puis après prise des cantonnements, on est allé se baigner dans la Baie à quelques mètres dans de l’eau chaude.

Afin de ne pas vous faire envie, la photo de la plage a volontairement était dépourvu de ses belles couleurs.

Le soir, au programme, repas composé surtout de langouste. Banal ici.

Le cimetière abandonné

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La Havane – Viñales

 

Il s’agit d’un homme réel, maquillé,.qui accompagne Nicole

Notre chauffeur francophone, Henry nous mena en direction de la très belle vallée de Viñales (2h30 de trajet). En chemin nous avons eu l’occasion de découvrir la région de Soroa avec son jardin d’Orchidées, mais pas sa cascade, car Henry a oublié de nous la montrer.

L’après-midi, visite de la culture du tabac chez un petit exploitant. Cela m’a rappelé beaucoup de souvenirs, car ils travaillent comme quand j’étais enfant. Sauf que les aiguilles qui servent à enfiler le tabac sont faites ici avec des baleines de parapluie. Le séchage est identique, dans de petits hangars. Ils divisent le plan en quatre parties, feuilles du bas, d’en haut et deux parties intermédiaires.

Ensuite un monsieur nous a montré comment il roulait les feuilles de tabac pour la confection d’un cigare N°4. On en a goûté un. Une petite astuce, il plante le bout du cigare que l’on met dans la bouche dans un peu de miel, ça donne envie de fumer. Avis aux amateurs, j’en ai acheté un paquet pour les personnes qui chez nous apprécient les vrais cigares.
A notre arrivée à Viñales, nous nous installons confortablement chez Santiago et Toñia.

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Viñales – Playa Larga – Cienfuegos – Trinitad

Changer de l’argent n’a pris que quelques minutes aujourd’hui. Ensuite on a essayé de se connecter mais je n’ai réussi qu’à passer quelques textes sur mon site puis je suis coupé.

On s’est arrêté en route au bord de la mer pour prendre des photos. Il y avait une famille de pêcheurs qui tentaient de ramasser des Bernard l’hermite, pour aller pêcher ensuite. L’homme avait un véhicule très particulier qui a intrigué notre guide.

Ensuite une plage, Caleta Buena où je me suis reposé de… rien et j’ai mangé le meilleur poisson de la semaine. Il faut dire que les menus ne sont pas très variés: le chou, le riz, sont incontournables.

Devinez ce qui se trouve sur la route et qui sèche au soleil?

Et bien c’est du riz. Chaque jour, des hommes étendent le riz sur la route pour le faire sécher et vers 16h ils le remettent en sac, et cela pendant 2 mois et nous payons le riz à un prix dérisoire chez nous.

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La rentrée

Lundi 26 Novembre

A Cayo Las Brujas, lundi vers 15h un “collectivo” vient nous chercher pour nous amener à La Havane. Avant, j’ai eu le temps et surtout la possibilité de me connecter à l’application d’Air France pour l’enregistrement et surtout pour changer les place afin d’obtenir des places avec de la place pour mes jambes. Ce qui fut assez facile à obtenir avec le reste de ma carte Wifi.

En route nous croisons un train et sa fumée du diesel

Quant le “collectivo” est arrivé, l’aide chauffeur à demander aux Schmidt où il devait nous conduire à La Havane, et là, on s’est rendu compte qu’on ne savait pas où l’on allait et comme on logeait chez l’habitant ce n’était pas facile. L’aide-chauffeur a été admirable, heureusement j’avais enregistré toutes les adresse de secours utiles et il a fait le nécessaire pour, après 2 heures de communications, avoir le nom de l’Hôtel où nous déposer et nous assurer que quelqu’un viendrait nous chercher. De Cayo Las Brujas à La Havane, il y a environ 360 km ce qui prend plus de 6h puis que nous sommes arrivés après 21h.

Des acrobates, non des peintres en bâtiment

Un jeune homme nous attendait pour nous mener chez un particulier qui n’avait plus de place. Après 2 minutes ils avaient trouvé une autre maison où nous fûmes bien accueillis au centre de la vieille ville. Nous sortons pour nous promener et Nicole demande à une jeune noire où aller pour entendre de la bonne musique et boire un verre. Elle nous proposa le Sia Cara près du Capitole. Ambiance du tonnerre, musique géniale, vraiment ce qui fallait pour terminer ce voyage.

La circulation à La Havane avec ses vielles voitures

Le lendemain, après un repas au Moneda Cubana (attention, plusieurs restaurants portent ce nom) près de la cathédrale, le taxi nous amène à l’aéroport où Nicole fulmine car les filles en bas résille lui ramassent ses deux briquets lors du contrôle des bagages à main.

Enfin nous décollons à l’heure, je suis toujours serré comme une huitre dans ces sièges vraiment pas assez larges. D’ailleurs l’hôtesse vient vers moi en me disant: “Vous avez sonné?” Non, j’avais simplement bougé. Après quelques heures de vol nous sommes très heureux d’arriver à Paris avec 40 minutes d’avance en raison des vents violents qui nous poussaient vers La Capitale. Nous déchantons assez vite, le commandant nous avertissant qu’il fallait préparer notre place de débarquement et que ça prendrait 10 minutes. Finalement, nous débarquons après 40 minutes.

On se dépêche pour prendre la correspondance pour Genève, avion à l’heure et nous arrivons à Genève avec 15 minutes d’avance, mais là aussi, il a fallu attendre au bord  de la piste pendant quelques minutes.

Tout se passe bien, nous prenons le train pour rentrer par Yverdon-les-Bains, mais à Estavayer-le-Lac, une annonce dans le train nous indiquant qu’en raison de problèmes sur la ligne le train ne va pas plus loin. Je vais me renseigner chez le mécanicien pour savoir ce qui était prévu pour la suite et il nous a dit: “Débrouillez-vous”, j’ai même entendu: “Demerdez-vous”

Alors on s’est démerdé et on s’est remémoré qu’à Cuba quelques heures avant le personnel s’est démerdé pour nous aider. Changement de mentalité.

20-26 Novembre – Cayo Las Brujas

D’abord pour vous faire saliver. Petite île qui malheureusement, voit se construire de nombreux hôtels.

Heureusement on est arrivé avant.

Il s’agit de Cayo Las Brujas, (les sorcières).

Une des sorcières, non pardon

Jeudi 22 Novembre

Rencontre avec un guide, Christophe et deux Allemands sympas, Petra et Frank.

En fin d’après midi, horreur. Impossible d’ouvrir notre coffre fort où toute notre fortune de voyage et les passeports reposent. Comme la femme de ménage est passée aujourd’hui je suis très inquiet, même qu’ici on n’a jamais eu l’impression qu’il pouvait arriver quelque chose. On n’a jamais entendu parler de vol, d’agression de la part des guides que nous avons côtoyés pendant le voyage.

A la réception le préposé a dit qu’il nous envoyait quelqu’un. En une seconde, avec son appareil il ouvre le coffre. Rien n’a disparu. A n’y rien comprendre, je suis certain que le code était juste. Enfin voilà une petite péripétie de la journée.

Samedi 24 Novembre

Ici le temps est différent

Les Brujas est située sur une île reliée, comme d’autres îles, par une digue d’une cinquantaine de kilomètres. Nous sommes vers le milieu, vers le kilomètre 35 environ.

Cette digue a été construite afin d’ouvrir ces îles au tourisme. Chaque année les tempêtes en abîment une partie qui doit être reconstruite. Il y a une trentaine de ponts, peut être davantage qui permettent à l’eau de circuler. Actuellement l’hôtel Villa Las Brujas dispose d’une plage magnifique mais comme ce sont des bungalows bas de gamme, bon marché pour les touristes, des hôtels plus luxueux sont en construction de l’autre côté de la plage, longue de 2,5 km environ. Le paradis n’existera plus.

La végétation est très dense mais il y a peu de vie visible, peut-être que les crabes pullulent mais on ne les voit pas. La conscience écologique des cubains étant proche de zéro, les boîtes de bière sont moins rares que les oiseaux par exemple. Heureusement le cuisto d’ici nourrit trois magnifiques “gatos’ une mère gris tigré avec deux petits en très bonne santé.

Question poissons, c’est assez la misère. Deux ou trois orphies aperçues lors de nos marches le long de la plage et c’est à peu près tout.

On ne parle pas du régime politique, chaque travailleur touche l’équivalent d’environ 50 francs par mois, donc le moindre pourboire est apprécié. C’est pourquoi les touristes sont plutôt généreux avec les pourboires.

Les cuba libre ou autre piña colada coûtent environ 3 francs et le paquet de cigarettes cubain coûte 80 centimes.

Comme tout le monde travaille et reçoit son salaire de toute façon, le moindre travail prend beaucoup de temps. Un petit escalier de 10 marches pour rejoindre la plage nécessite, car c’est pas encore fini, 8 personnes depuis une semaine. Les journées doivent être longues, car même seul, j’aurais fini.

Hier, une bonne quinzaine d’hommes sont passés sur la plage pour ramasser les détritus. Chacun porte une cannette jusqu’au porteur de sac et revient pour reprendre un autre déchet et la plage peut être considérée comme très propre.

J’avais il y a quelques jours parler de la difficulté de communication par mail ou autre moyen. On doit acheter des cartes de la compagnie Etecsa au prix d’un CUC, l’équivalent d’un euro, pour être connecté pendant une heure.

Ensuite vous vous rendez au centre de la ville par exemple où toutes les personnes se rassemblent pour se connecter, donc le signal est de plus en plus faible selon l’affluence. Il m’a fallu une heure pour passer une photo…

Afin de limiter ma présence dans les queues, j’ai acheté plusieurs cartes, mais à ma grande surprise, elles ne fonctionnent pas dans une autre ville. Ici à Las Brujas, j’ai dû en racheter une pour envoyer de mes nouvelles. Le lendemain, il n’y avait plus de cartes, il fallait attendre un jour. Par contre le signal est bon, puisque c’est le début de la saison et il y a peu de monde.

Pour les repas il n’y a qu’une petite carte, toujours la même pour le matin, midi et le soir et pour toute la semaine. Trois sortes de salade, 1 de soupe, 2 de poissons, 2 de poulets, 1 de porc et de boeuf (qu’on a pas réussi à obtenir, problème de conservation) des frites et avec supplément des crevettes ou de la langouste.

Il y a quelques jours, nous avons mangé de la langouste, mais la façon de la préparer ne la rend pas appétissante. Elle devient aussi dure que le poulet qu’ils préparent, mais tout est mangeable, on ne se plaint pas.

Vers Playa Larga, où nous sommes restés un jour, au printemps, après les pluies il y a tellement de crabes qui traversent la route que celle-ci devient très dangereuse car le la forme une couche de crabes morts et aussi la nuit, car voyant les voitures arriver avec leurs phares, ils se dressent avec les pinces en l’air et celà finit par crever les pneus.

Les crabes traversant la route. Photo trouvé sur internet.

Dimanche 25 Novembre

Une discussion avec un Cubain que j’essaierai de rendre méconnaissable m’a fait beaucoup progressé sur leur statut. Le salaire est encore moins élevé ici et il m’a dit qu’il était stressé.

J’ai ri bien sûr quand on voit avec quelle nonchalance ils font les choses. Il a expliqué que son stress est, par exemple, de trouver du lait pour ses enfants, maintenant qu’il a un peu d’argent. Il en trouvera peut-être, mais ensuite il n’aura plus d’argent et c’est pour tout comme ça.

 

et on vit là

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Trinidad

VISITE DE TRINIDAD

Journée libre consacrée à la visite de la ville avec ses places coloniales, son marché de l’artisanat et sa fabrique de poterie.

La rue où nous logeons

La canchanchara la vraie boisson traditionnelle avec de l’alcool de cane, du miel, du glaçon du citron est excellente. Les autres boissons, cuba libre, mojito, diakiri sont moins vieilles.

A l’intérieur de cette église désaffectée, il semblait q’une lampe était Lavieille église

 

Visite d’une tour de garde d’une ancienne ferme sucrière,  afin de surveiller les esclaves.

La vue depuis en haut. Sept étages quand même.

Notre guide et Nicole travaillent sur une meule à café

Les jeunes se rassemblent près de la cathédrale

Visite en catamaran de l’île Playa Blanca et ses iguanes

Suite

Les Marindes

Les Marindes ou enfin, une partie de la montée au Marindes, après Charmey, direction Jaun, il y a, sur la droite, un chemin indiqué Gros-Mont. La montée fut plus longue que dans mes souvenirs jusqu’au parking . Question de rendez-vous, je n’ai pas eu le temps de monter àpied jusqu’à la Cabane des Marindes, mais l’exercice était très réussi.

Quelques photos prises dès 9h. Presque personne.

Par contre, dès que je suis redescendu et arrivé au parking du Gros-Mont, ce dernier était envahi, plus une place de parc et j’ai croisé un flot de voitures qui montaient. La route étant très étroite et avec des virages cachés, ce fut la partie la plus difficile de la balade. J’ai croisé plus de trente voitures et certains inexpérimentés ne savaient pas se mettre de côté pour croiser. Epique.

Voyage jusqu’à Cousset

Paysage du matin. Bus au lieu de train

Bayonne

La cathédrale

Le cloître

Me voici à l’hôtel près de l’aéroport de Biarritz.

On sent la mer

Et me voilà à l’hôtel de l’aéroport de Biarritz, enregistrement effectué.  Un dernier repas ici et demain matin, un petit détour par Madrid… avant Genève.

Bonne soirée, me voici à  la maison, accueilli par Babouche ma chatte.

SAINT-JEAN-PIED-DE-PORT

Premier jour sans marche, mais je suis quand même allé ce matin à 7h voir les pèlerins qui partaient pour Roncevaux.

J’ai reconnu quelques personnes et surtout Laurent le néo-calédonien qui avait fêté son anniversaire avec moi et sa mère et Michaela.

Je suis allé à la citadelle pour quand même marcher un peu.  C’est très beau.

Et dans la vieille ville..

Je revois Line, l’Américaine qui arrive épuisée

Elle prend un jour de repos et repart pour Pampelune, derrière… les Pyrénées.

Histoire de lessive. Comme je suis à la même place mais pas dans la même chambre, j’ai demandé si on pouvait me laver une paire de pantalon.

La femme de chambre m’a dit en principe non, alors j’ai simplement dit que mon t-shirt bleu n’était pas très bien assorti à mes pantalons actuels et que j’aimerais mettre les pantalons beiges, alors tout d’un coup, revirement, elle a accepté se me laver mes pantalons beiges.

J’ai mangé ce soir avec deux Suisses de 78 ans, en pleine forme, qui recommencent demain jusqu’à Burgos.

Jour 29 – Col d’Osquicht > St Jean Pied-de-Port

Le Chemin de Compostelle 2018

Dimanche 6 Mai

26.12 km / 06:30 h /  M 584 m /  D 805 m / Dén. 431 m

Nuit du 6 au 7 Mai – La Villa Esponda – 9 place du Trinquet – 64220 Saint-Jean-Pied-de-Port – +33677432599

Et me voilà au port. Je vais enfin pouvoir écrire ayant retrouvé du wifi et du réseau.

Ce matin au départ, en quittant l’hôtel du col d’Osquich.

Il est 8h à peine…

Je quitte l’hôtel

J’ai demandé au patron de l’hôtel si je pouvais changer mon parcours, car je n’avais pas envie de monter à 500 ou 600 m comme c’était prévu et de redescendre sur quelques kilomètres. Il m’a dit de passer par Larceveau et que je rejoindrai le Chemin de Compostelle il m’a dit qu’il y aurait 2 ou 3 km de plus.

Je ne pense pas que les habitants d’ici ont bien assimilé le système métrique car j’ai demandé à quelqu’un quelle était la distance du col à Larceveau, kl m’a dit 7 ou 8 km et une autre  personne 15 km de plus.

La journée fut donc plus longue que prévue avec ce changement de parcours.

De sympatiques créatures. Il n’y a que ça ici.

Non, il y a d’autres animaux

Et même un tendre noiraud

Mais il y a aussi des piqûres de rappel

Je me demandais si ce n’était pas le départ d’une course de brebis

On ne fait pas le Chemin sans laisser des plumes, les brebis laissent autre chose

J’adore les fleurs

Chemin un peu particulier

A St Jean le Vieux

Et le signal de fin

La porte d’arrivée à St Jean Pied de Port.

J’essaierai de faire un premier bilan demain.

St Jean Pied de Port, ce soir

Mais je dois déjà dire que je suis surpris du nombre de connections à ces articles, jusqu’à 500 par jour. Merci à tous.

Revenez dans quelques jours je vais continuer à écrire…

 

Jour 28 – Mauléon-Licharre  > Hotel du Col d’Osquich

Le Chemin de Compostelle 2018
Samedi 5 Mai

14.29 km/ 03:45 h /  M 493 m / D 287 m / Dén. 363 m

Nuit du 5 au 6 Mai – Hotel du Col d’Osquich  – 64130 Musculdy – +33559378123 – Confirmé B.  – Arrivée 15:00-19:00  Départ 07:00-11:00

Peu de réseau et de wifi.

Je ne sais pas si je vais arriver à vous conter mes aventures.

Le temps était mi-… mi-raisins

Garage moderne

Jour 27 – Dognen (Navarrenx) –  Mauléon-Licharre (Aroue)

Le Chemin de Compostelle 2018

Vendredi 4 Mai

20.03 km / 05:00 h /  M 309 m /   281 m / Dén. 130 m

Nuit du 4 au 5 Mai – Domaine Agerria – Rue du Frère Alban – 64130 Mauléon-Licharre – +33559191919 –  Confirmé B.  – Arrivée 16:00-21:00  Départ 07:00-12:00

Hier soir, aucun repas n’était prévu au château et il n’y a aucune possibilité de manger dans les environs. La baronne paysanne, qui ressemble à Madame Vipret mère, a eu pitié de moi et ma convié  à un petit repas avec une omelette et du pâté à faire pâlir d’envie Jean-François, le tout accompagné d’au moins 1 litres de vin rouge que je n’ai pas tout bu bien sûr.

Je remets la photo du repas,

Dans un vrai château tu manges avec 9 absents

pour vous faire envie.

Enfin, en partant, le chien ayant d’autres tâches, j’ai réussi à faire une photo.

Passant par le centre du village, j’ai eu beaucoup d’admirateurs, il faut dire que je suis volontairement sorti du chemin officiel pour les 3 dernières étapes.

C’est bien au milieu du village…

Et encore

Bien sûr, de sortir du Chemin, il y a des récompenses et des inconvénients.

Moment difficile…

Finalement un plus grand château en récompense.

Devant le château

Et depuis ma chambre…

De ma chambre

Et là. Il y a un restaurant pour ce soir.

Valérie (ma fille) me demande comment vont mes pieds. Et bien, ils rajeunissent comme chez les enfants, ils changent quelques ongles des orteils.

Aujourd’hui j’avais plein d’histoires qui frottement dans ma tête.

Cela a commencé avec tous ces escargots, escargots sans maisons, vers de terre et autres animaux qui cherchent à traverser la route.  Savent-ils où ils vont? Surtout que c’est dans les deux sens, pas comme les grenouilles. Vinrent ensuite:

Une licorne sait-elle que c’est un animal qui n’existe pas?

Des touristes visitent un musée d’histoire naturelle et s’émerveillent devant un squelette de dinosaure, «Quel âge a-t-il ?» demande un touriste. «Soixante-cinq millions d’années, quatre ans et six mois», répond le gardien.

«C’est incroyablement précis, s’étonne le touriste, comment pouvez-vous vous en être sûr ?» «Voyons c’est simple! Le fossile avait soixante-cinq millions d’années quand j’ai commencé à travailler ici, il y a exactement 4 ans et six mois.

Impossible d’avoir moins…

Jour 26 – Argagnon (Arthez-de-Béarn) > Dognen (Navarrenx)

Le Chemin de Compostelle 2018

Jeudi 3 Mai

28.78 km / 07:15 h /  M 521 m /  D 484 m / Dén. 191 m

Nuit du 3 au 4 Mai – B&B Chateau Espalungue – 6 Rue De La Bielle – 64190 DOGNEN – +33559660096 – Confirmé B.  – Arrivée 17:00-19:30  Départ >10:30

 

Peu de choses aujourd’hui. J’ai déjeuné avec mes deux compères,  mon ami japonais et mon cochon chinois.

Après vers 7h30 départ sous la pluie, et pour la première fois depuis le départ, la pèlerine rouge.

Je suis arrivé à destination à 16h avec très peu d’arrêts car il fait froid si l’on s’arrête, ce qui fait 7h de marche pour les 30 km sous la pluie, dans la boue ou le goudron.

A Argagnon

Peu de wifi, difficile de passer les photos.

Beau chemin, même sous une fine pluie ici

Un vieux

Une abbaye

Sur un arbre..

Un fronton de pelote basque

Je loge dans un vrai château. Un vrai château, c’est une maison que vous ne pouvez pas photographier parce que le chien te mordille les fesses quand tu arrives.

Un château, c’est plus froid qu’une maison normale.

Dans un vrai château tu manges avec 9 absents

Jour 25 – Arzacq-Arraziguet > Argagnon (Arthez)

Le Chemin de Compostelle 2018

Mercredi 2 Mai

37.57 km / 09:30 h /  M 556 m /  D 683 m / Dén. 146 m

Nuit du 2 au 3 Mai – Arret et Aller 190 Route de Pedaouque, 64300 Argagnon – 64300 Argagnon – +33559093735 – Confirmé B.  – Arrivée 13:00-18:30  Départ < 10:30

Hier fut une journée particulière, tout était fermé en raison du 1er mai. Cela ne change malheureusement pas grand chose. J’ai mangé un fourré de tagliatelles aux morilles, cuites sur le feu de bois, photo de hier, fabuleux. Quand on dit fourré, c’est une belle tranche de jambon, les tagliatelles aux morilles dedans, on ferme le tout, on met du fromage dessus tout ça et sur le feu. C’était fameux. Vous avez relevé que je ne mange pas que de la viande.

D’ailleurs le soir, le patron de la vieille auberge ferme sa boutique et ouvre une pizzeria. J’ai donc suivi avec quelques randonneurs. Pizza au feu de bois, fabuleuse, en compagnie d’un randonneur breton. Il m’a dit qu’Erika était mal en point à  dix km du but, et que d’autres s’étaient arrêtées, ou comme Line, pas partie du tout.

Peu de fleurs aujourd’hui…

… mais une chatte derrière une vitre

Et les Pyrénées entre les draps

Ce matin, je rencontre les néo-calédoniens qui prenaient le taxi et une Suissesse de St-Gall qui comme moi a pris le transport sur une dizaine de km. Il en restait 27 de toute façon  et demain 30 km.

Un village traversé, le problème son nom, oublié. Tiens, il n’y a personne…

Beau chemin..

Je croyais que je m’arrêtais là…

Non c’était là

Arrêt anglais aujourd’hui, encore un dirais-je. C’est le troisième.

Mais au moins c’est vivant.

En passant, le chien à levé la patte sur le cochon…

Un bout de racine

Souper en bonne compagnie

Dans la salle avec en plus du pig, mon japonais

Jour 24 – Aire sur l’Adour > Arzacq-Arraziguet

Le Chemin de Compostelle 2018

Mardi 1er Mai

37.24 km / 09:30 h / M 530 m /  D 377 m / Dén. 156 m

Nuit du 1 au 2 Mai – La Vieille Auberge – place du Marcadieu – 64410 Arzacq Arraziguet : 05 59 04 51 31

Ce matin au petit déjeuner et ce n’est pas un montage, un clin d’oeil probablement.

Le patron s’est empressé d’ajouter des croissants pour faire des photos pour sa pub.

Hier soir, dans un restaurant. j’ai mangé en compagnie d’Erika de Bourgogne,  de Line une Américaine dans la soixantaine,  de Nathalie une juge, ainsi que deux néo-calédoniens dont un jeune qui fêtait son anniversaire et de sa mère. On s’est revu ce matin et Line m’a donné des pilules homéopathiques d’arnica pour soigner mon tendon. Sympa non.

Symphonie en blanc

Tout le monde est parti petit à petit pour rejoindre, pour les plus courageux, Arzacq où je suis, mais je n’ai rencontré personne, d’ailleurs voyez comme les rues sont vides.

Ce matin en quittant l’hôtel

Une des plus vieille bastide de la région

Ombre et lumière

Arzacq, vide comme partout

Un petit rappel sur le chemin…

Par chance, à l’hôtel…

Voilà je n’ai pas fait toute l’étape mais ça suffisait comme ça.

 

Jour 23 – Lanne-Soubiran > Aire sur l’Adour

Le Chemin de Compostelle 2018

Lundi 30 avril

20.89 km / 05:15 h / M 158 m / D 217 m / Dén. 86 m

Nuit du 30 avril au  1er Mai –N’Atura Hôtel – 28, avenue du 4 septembre – 40800 Aire-sur-lʼAdour – +33558716617 – Confirmé B. – Arrivée 15:00-21:00  Départ <11:00

Hier soir, j’ai mangé avec un Japonais, deux Australiens, deux Lyonnais, deux Québécois, dans une maison tenue par une Belge et son mari. Le régime est plus autoritaire que hôtel, souliers ici, le sac reste dehors, prenez vos affaires dans ce bac en plastique, faites votre lit, etc, mais c’était sympa.

Aujourd’hui 20 km, départ vers 8h, arrivée vers 13h30, sans trop de souffrance, bien que je sens mon tendon, mais c’est supportable. Le paysage à changé et j’ai profité de faire le voyage avec Mahiko pour faire beaucoup de photos.

Ce matin au départ

Le vent a rapidement sèché le chemin

Là, il ne peut plus avoir d’oiseaux

Mon compagnon japonais

Et sa photo… on voit tout de suite le professionnalisme.

Et au loin, les Pyrénées

En blanc, c’est tout aussi beau…

La grève n’est pas d’aujourd’hui

 

Jour 22 – Eauze >Lanne-Soubiran

Le Chemin de Compostelle 2018

Dimanche 29 avril

26.46 km / 06:30 h / M 413 m / D 441 m / Dén. 85 m

 
Nuit du 29 au 30 avril – Le Presbytère Place de l’Eglise – 32110

A l’hôtel

En partant ce matin…

Regardez bien, c’est son chat…

Je pense que je n’ai plus rien à expier car je suis arrivé au gîte juste avant la pluie, même une petite grêle.

Un gîte sur le chemin

L’arum

Nous nous sommes réfugiés devant le presbytère…

Le presbytère et à droite la Maison d’hôtes où je séjourne

Et il y avait du monde, pont du 1er mai oblige..

Il a commencé à faire si froid que nous nous sommes réfugiés dans le presbytère

Et un vieux souvenir…

Le confessionnal

Il fait assez froid, une dizaine de degrés, mais les prévisions sont bonnes pour demain matin. Environ 20 km, ça devrait passer.

J’ai trouvé au presbytère un document où l’on mentionne le nom de Cousset.

Jour 21 – Condom > Eauze

Le Chemin de Compostelle 2018

Samedi 28 avril

35.23 km / 09:00 h / M 535 m / D 450 m / Dén. 106 m

 
Nuit du 28 au 29 avril –  Café de France – 2 Place de l’Armagnac  32800 Eauze – Confirmé B. – +33562098031  – Arrivée 13:00-22:00  Départ < 11:00

 

Dire que je pense à certains d’entre vous ne serait pas du hasard

Je n’ai pas fait de commentaires au sujet du nom de la ville je n’en ferai pas plus pour le nom de la rivière qu’il faut pas oublier de prononcer naïve car avec les photos prises ce matin cela peut vite dégénérer.

Ou

Au détour d’un chemin un gîte sympa

Aujourd’hui j’ai dû renoncer à trop marcher. J’ai pu bénéficier du transporteur de sacs pour pèlerins pour écourter mon étape,  comme demain d’ailleurs. C’est la seule façon de guérir, cela ne pas l’air trop grave, je peux encore marcher mais il ne faut pas que cela empire.

L’hôtel du jour est fabuleux

Une autre magnifique maison

Il ne fait pas très chaud, donc certains profitent u moindre rayon de soleil.

Meilleures pensées encore à tous ceux qui me suivent, je n’avais mentionné dans mes intentions pour ce chemin que ma famille en ne précisant pas que nous sommes tous une grande famille, y compris mes bons et chers amis.

Et encore quelques belles maisons

 

Jour 20 – Lectoure > Condom

Le Chemin de Compostelle 2018

Vendredi 27 avril

32.02 km / 08:00 h / M 599 m / D 703 m / Dén. 143 m

on délaisse le bitume pour les sentiers…boueux et glissants

Nuit du 27 au 28 avril – Le Relais de St Jacques – 2 Avenue du maréchal Joffre, Condom, 32100 – confirmé B. – +33621784786 – Arrivée 12:00-17:00  Départ 07:30-10:00

Au départ  de Lectoure tout se passe bien, je n’ai pas mal du tout à mes pieds bien soignés et j’avance normalement.

Ce matin, au départ de Lectoure

Pendant 3 km, c’estt la joie complète, quand tout à coup je sens une douleur au tendon d’Achille gauche.

Le chemin aussi dans la boue…

Je pense que c’est en franchissant un de ces passages boueux où on agrandit le pas pour éviter de se noyer.

Conséquences d’abord un premier anti-douleur, puis un anti-inflammatoire, un arrêt en attendant que ces médicaments fassent effet. Puis tant bien que mal j’ai repris la route en marchant lentement.

Je me suis arrêté à midi pour manger, vous n’allez pas le croire, une pomme, une banane, un mandarine.

Le problème, je ne me rappelle plus des lieux

Marsolan, tu vois quand tu veux ..

Toujours avec le chant des oiseaux et même encore le coucou, j’avance et je sens mon sac légèrement plus léger. Cent-vingt pilules de Dolomit, complément alimentaire, calcium et magnésium en moins, mon célèbre baume Sport et Cheval qui devra faire des miracles ce soir qui diminue, quelques médicaments, pâte dentifrice en moins et c’est tout.

JF avait fait trois trous dans ma ceinture avant de partir, ils ne servent à rien, sauf que ma ceinture est moins lourde comme ça.

Quelques 3 ou 4 km avant d’arriver à Condom, comme j’avais pris une variante,  un monsieur s’est arrêté et m’a mené à Condom où l’on a bu une bière.

Remarquez que je n’ai fait aucune plaisanterie sur le pauvre lieu où je m’arrête. On devient sage sur le chemin.

L’entrée du Relais

Et ma chambre…

Et les symboles de la ville…

 

Jour 19 – Saint-Antoine > Lectoure

Le Chemin de Compostelle 2018

Jeudi 26 avril

23.67 km / 06:00 h / M 541 m / D 431 m / Dén. 137 m

Nuit du 26 au 27 avril  –  A2 PAS  56 rue Nationale, Lectoure, 32700 confirmé par tél sans b. +33670993779  – Arrivée 15:00-18:00  Départ 08:00-10:00

Épine noire

Un pèlerin photographiant

Ce matin j’ai téléphoné à Jean-François pour lui demander ce qu’il y avait au menu à midi. Il m’a répondu qu’il attendait mon téléphone pour décider ce qu’il ferait. (Je mange souvent chez JF le jeudi)  Il m’a dit aussi que depuis que je suis parti, il n’a pas plu. Je ne savais pas que je faisais la pluie et le beau temps par chez nous.

Donc je demanderai à Jacques, qu’en plus de donner des ampoules, de prendre soin de la santé de ma famille et la non construction d’une maison, de faire tomber la pluie un de ces jours.

Il m’a dit aussi, qu’il y avait plein de flics à Payerne, car il y a eu un double meurtre. Ça c’est Payerne comme dirait ma femme.

En ce qui concerne le voyage, ça va pas trop mal.

La nature au rendez-vous

Flamarens

L’église en renovation

Un château au loin

Lectoure au loin

Le chemin change

Clochettes

Comme quoi on peut dire les choses simplement