06. St-Alban – Aumont d’Aubrac

06. St-Alban – Aumont d’Aubrac

Mardi 16 avril 2019

14,92 km
Total des montées 405 mètres | Total des descentes 304 mètres

Ferme Du Barry – Aumont d’Aubrac

Aujourd’hui c’est jour de deuil, ici en France, à la suite de l’incendie de la cathédrale de Paris.

Le voyage sous une petite pluie fine se passa sans problème.

 

Pour l’instant pas d’antidouleurs, pas d’anti d’anti-inflammatoires, pas d’ampoules,  rien, à part ce frottement entre les fesses qui vide ma boîte de talc.

On appelle ça le loup, donc je vais parler de la bête de Gévaudan, car j’ai lu une bande dessinée de J.-L Pesch cette nuit.

Illustration qui trônait dans ma chambre cette nuit

La guerre des Camisards dans la région dura jusqu’en 1762 et ces événements graves peuvent, peut-être, en partie, expliquer cette histoire. De plus de septembre 1720 à 1721 le Gévaudan fut touché par la peste de Marseille qui fait plus de 5500 victimes. Les années 1748 1749 et 1750 furent des années de disette qui décima la population. La famine continuera à sévir très longtemps. L’hygiène des animaux était inexistante et en 1751 se déclencha une grave épidémie des bêtes à laine et des épizooties de fièvre aphteuse qui touchèrent les bovins jusqu’en 1763.

Le passage de Mandrin avec sa bande armée semait la terreur dans la région. La guerre de Sept Ans contre la Grande-Bretagne, la Prusse et l’Autriche pris fin en 1763 et fut néfaste à la France. Il y avait eu un fort recrutement d’hommes de 16 à 40 ans et plus de la moitié n’en revinrent pas, morts au combat ou de maladie. Beaucoup reviennent blessés.

Les hommes valides et les femmes assurent les travaux des champs et les enfants allaient garder les animaux au pâturage. En 1758 l’industrie des étoffes commença à prospérer. Les Montagnards qui vivent toujours dans la misère se prirent à espérer. A Alès et à Anduze se créèrent des manufactures de chapeaux de feutre. Cela provoque une chasse intense aux animaux sauvages,  déjà très chassés pour la nourriture.

Cette disparition du gibier affama sans doute les loups qui étaient fort nombreux et on peut penser que certains d’entre eux ont pu prendre goût à la chair humaine en dévorant les cadavres laisser ça et là par ces incessants conflits.

Les bêtes de Gévaudan firent entre 88 et 124 morts, principalement des femmes et des enfants pour les raisons expliquées plus haut.

Schmidt

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