Noiraigue – Creux-du-Van – Noiraigue – 01.09.2020

Un air d’Alpes

C’est loin et haut

On croît que cela sera une simple formalité, mais à mon âge, rien n’est évident. Déjà que le sol était mouillé, donc glissant, la montée ressemble à celle de Randa direction le Pont Kuonen, Il faut près de deux heures pour arriver au Creux-du-Van mais le spectacle en vaut la peine. Oui bien sûr le décor, mais pour moi c’est d’être accueilli par lui.

 

Puis la descente, glissante, 1117m de dénivellation qu’il a fallu monter…

Et quand on arrive à la ferme Robert, on voit ça et la satisfaction d’avoir bien marché.

Lac Noir

Mon but était une petite randonnée vers le Lac Noir.

Alors qu’en Valais, Randa, Dixense, Cleuson etc. les parkings sont gratuits, au Lac Noir on doit payer: 5 francs c’est pas la mer à boire mais ça ne me met pas de bonne humeur. Que l’on doive payer en hiver où il faut dégager la neige et que cela coûte cher, d’accord, mais maintenant. Bon je paye et je vais prendre le télésiège pour Riggisalp à 1485 m d’altitude. Il fait 10 degrés à 8h45.

Spitzflue

Puis en se retournant on aperçoit le Lac Noir.

Le Lac Noir

Je continue tranquillement vers Untere Euchels

j’ai glissé, je ne me suis pas fait mal, mais je me suis rendu compte que l’herbe était glissante, qu’il fallait redoubler d’attention

Je voulais aller au Col du Chamois mais j’ai fait une erreur, ou le chamois était caché, mis je n’y suis pas arrivé. Une petite erreur lors de la préparation, j’ai choisi un parcours trop casse-gueule, je crois, donc j’ai fait demi-tour après 7 km. Je me suis dit qu’il valait mieux rentrer, la randonnée est déjà bien remplie avec le retour.

 

Un dragon au bord de l’eau, j’y ai échappé de justesse

 

Le Lac Noir

 

Le Lac à la fin de la promenade

Lac de Cleuson – Lac du Grand Désert

Comme la météo nous gratifiait d’un 33 degrés en plaine pour vendredi 21 août, j’ai décidé de m’approcher du ciel, en choisissant une randonnée depuis Siviez vers le Lac du Grand Désert. 19 km prévus et plus de 6 heures de marche.

Le premier télésiège du matin ne s’élançant vers Colombatzeline qu’à 9h, je suis parti tranquillement de chez moi à 7 heures. Vers 8h40 je suis arrivé à Siviez, pris mon billet et en avant. Il y avait des siècles, en tous les cas un, que je n’avais pas repris de télésiège, donc je n’ai pas eu de peine à m’y assoir, par contre, une fois en haut, impossible de relever la barre protectrice. Le responsable fumait une cigarette ailleurs, donc pas de secours de sa part. Et tout d’un coup, la délivrance, il ne fallait que lever les pieds, et me voilà loin de ce cauchemar.

Le départ de l’Ancien Bisse du Chervé

Le temps de sortir mon appareil de photo de mon sac, je me renseigne auprès d’une dame qui doit bien avoir la huitantaine (pardonnez-moi, Madame, si je me trompe). Je lui demande les dangers que représente l’Ancien Bisse de Chervé. Elle me répond, qu’à part un passage où il y a eu un éboulement le reste n’a rien de compliqué, mais ce n’est pas pour les vieillards.

C’est parti pour huit kilomètres assez faciles. Après quelques kilomètres on aperçoit le Lac de Cleuson, sur la droite, en bas, bien sûr. Pour vous faciliter la tâche, j’ai volontairement laissé les indications de l’heure sur la photo.

Le Lac de Cleuson

La première chose qui choque, c’est cette couleur qui semble artificielle, mais comme nous sommes en  Valais rien de devrait nous étonner.

Traversée de La Printse, rivière qui alimente de Lac de Cleuson

Et les choses sérieuses commencent, la montée vers le Lac du Grand Désert. Je passe devant la Cabane  St. Laurent et je monte parmi les rochers jusqu’au Lac.

A l’arrivée, le torrent qui s’apprête à descendre vers le Lac de Cleuson

Voir le temps mis pour monter

Puis le Lac

Le fabuleux Lac qui porte bien son nom

 

Au fond, ce qui reste du glacier, qui, il y a quelques années couvrait le lac

 

L’extrémité du Lac du Grand Désert vers le glacier

 

Une ou deux photos en entamant la descente

 

 

Le Lac de Cleuson, en descendant

Et voilà, avec les courtes pauses, je suis arrivé à Siviez vers 16 h 15

Les tours et remparts de la ville de Fribourg

Dernièrement, j’ai décidé de suivre le parcours proposé par l’Office du Tourisme de Fribourg, c’est-à-dire marcher sur les remparts de la ville de Fribourg.

Après un passage à l’Office du Tourisme, (je ne savais même pas où il était situé, je croyais qu’il était encore près de la gare), mais il se trouve à L’Equilibre, cet amas de boîtes à chaussures au milieu de la ville,  je suis parti vers la Tour Henri.

Comme de coutume je ne parlerai pas de l’histoire de ces monuments, remarquables par ailleurs, vous trouverez tout sur le dépliant et sur internet.

Simplement  je vous dis que cela vaut la peine de prendre trois heures pour ce trajet. Habitant près de Fribourg et ayant été à l’Ecole secondaire il y a près de 60 ans dans cette ville, l’ayant abordée par tous les sens, je dois dire que les points de vue  présentés par l’ouverture au public des remparts sont extraordinaires.

On passe par la Porte de Morat et l’on descend vers la passerelle des Neigles, on traverse la Sarine et on la suit un moment, puis on monte à la Tour des Chats, et ensuite on se paie la jolie montée vers la Tour de Dürrenbühl et ensuite Lorette, puis on redescend pour prendre le funiculaire, vraiment c’est surprenant.

Seules notes discordantes à mes yeux, le dépliant a l’air bâclé, pas assez précis et la signalisation sur place laisse à désirer. Heureusement que je connaissais la ville, j’ai remis plusieurs personnes sur le droit chemin..

Mais pour moi, ce fut un pur bonheur.

 

La Fouly – Grand-St-Bernard

Tout d’un coup, il faut partir, ça m’a pris comme ça. Marcher un peu, voir si les tendons sont guéris, si le souffle est là, enfin pas besoin d’explications, ni d’excuses.

Ferret – Lacs de Fenêtre – Grand-St-Bernard

  • Durée: 5h45
  • Distance: 10.791 km
  • Difficulté: Moyenne
  • Dénivellation: +1125, -359
  • Altitude minimum: 1705 mètres
  • Altitude maximum: 2680 mètres
  • Altitude départ: 1713 mètres  
  • Altitude arrivée: 2471 mètres

Je prépare la Via Francigena pour l’année prochaine, c’est-à-dire Canterbury – Rome, mais en partant de Lausanne.

Mais comme je partirai en principe en avril ou mai, je me suis dit qu’il valait mieux passer le Grand-St-Bernard cette année, car en principe le col n’est ouvert qu’au début juin. En Suisse, La Via Francigena passe par les cantons de Neuchâtel, de Vaud et du Valais; en Italie, il traverse sept régions (la vallée d’Aoste, le Piémont, la Lombardie, l’Emilie Romagne, la Ligurie, la Toscane et le Latium).

Bon je n’en dis pas plus pour cette année.

Me voilà debout à 5h pour partir vers Orsières en voiture, le bus m’emmenant à La Fouly part à 7h45. Je me parque (parking gratuit, il faut le souligner) et j’arrive vers 7h20 à la gare, c’est correct. Mais dix minutes avant le départ, je m’aperçois que j’ai oublié mon porte-monnaie dans l’auto. Je n’en aurais pas besoin, j’ai toujours un peu d’argent avec moi, dans un lieu secret avec mon téléphone, mais il y a ma carte d’identité et il est bien indiqué de ne pas oublier que l’on marche aussi en Italie. Je fonce et j’arrive à prendre le bus. Le billet pour randonneur, est de 20 francs pour en ce qui me concerne, Orsières – La Fouly et Grand-St-Bernard-Orsières pour le retour. Le voyage en bus est comme tous les voyages en bus, avec un peu plus de contours peut-être et j’arrive à destination vers 8h30.

La vue depuis l’arrêt de bus. Mais c’est pas de ce côté qu’on monte…

Et je débute la montée

La montagne a souffert.

Le paysage est splendide

 

Après une heure ou deux, quand on se retourne, on s’aperçoit que malgré tout, on marche… Le départ est tout au fond de la vallée

Après 3 h, le premier lac des Lacs de fenêtre.

puis, on passe entre les deux lacs suivants, avec, ici, le 2e lac avec au fond à gauche vers les nuages, le Mont-Blanc

et à gauche, le 3e lac pour ne pas faire de jaloux.
et après 5h de randonnée environ, je passe le col de Fenêtre
et on aperçoit au fond la route du Grand-St-Bernard, donc il reste environ une heure pour y arriver.
et la première indication que j’ai rejoins la:
et l’arrivée
puis le bus, la voiture, la maison…

Le pont suspendu le plus long du monde

Il fallait que je le fasse, maintenant que je peux à nouveau marcher. Départ à 5 h du matin de chez moi pour Randa près de Zermatt, lieu de départ de l’excursion du jour. 207 km environ et me voici dans ce petit village. Je parque dans un petit parking de 20 places environ, près de l’Eglise, cela dissuade les éventuels voleurs. Je n’ai pas réussi à compter exactement le nombre de places puisqu’il y avait déjà 3 véhicules parqués! Je paye mon écot, c’est-à-dire 4 francs pour 8 heures. Voilà des Valaisans qui savent faire avec les touristes de passage. A Fribourg, pour visiter les remparts, les parkings disponibles coûtent 2 francs de l’heure avec un maximum de 3 heures. En arrivant, le lever du soleil sur le Weisshorn (derrière l’arbre) était magnifique. (J’ai d’autres photos si vous désirez vraiment le voir).

J’entame la montée que je trouve très pénible, je pense que c’est parce que ça monte dès l’Eglise et que j’ai passé deux heures et demie dans l’auto. Enfin le sentier est fait de grosses pierres qui dépassent de temps en temps d’un tapis de poussière et de terre. Je me dis qu’il vaudra mieux descendre avant la pluie, car ça doit glisser un max.

Puis après une à deux heures d’effort, selon votre degré d’entraînement et l’état de vos articulations, il est là.

Un peu d’allemand ou d’anglais afin de m’épargner des chiffres inutiles.

Et enfin après un petit casse-croûte, la traversée. J’ai attendu que le seul individu visible à la ronde ait fini sa traversée pour m’élancer sur cet amas de ferraille de 65 cm de large. Et bien sûr, alors que j’avais déjà fait une centaine de mètres, trois personnes s’élancent depuis l’autre côté et là, ça commence à bouger. A 4 km/h, il faut 7 minutes environ pour traverser, donc il va falloir se croiser. Comble de chance, la dame qui était en tête marchait avec deux cannes. Je me suis arrêté, j’ai enlevé mon sac à dos, je l’ai posé par terre et je me suis collé contre la barrière un peu plus loin. Le monde est passé et nous avons bavardé un moment en allemand et en anglais, donc je n’en sais pas plus qu’avant. (Je plaisante, comme qui dirait quelqu’un).

Depuis de l’autre côté, c’est encore plus beau…

Juste pour les peureux, une photo du plancher… du pont

Et puisque nous sommes en Valais, une dernière pour la route.

En descendant, vers 11 heures, j’ai croisé au moins 100 personnes qui montaient aussi péniblement que moi.

Je recommande les bâtons pour la descente surtout, pour les personnes qui comme moi, dépassent l’âge idéal de faire des randonnées de ce genre.

 

Randonnée vers l’Hôtel Aescher

Randonnée vers l’Hôtel Aescher

Après avoir “dormi” dans la voiture (pas par radinerie, mais comme je suis arrivé vers 22h30 de Lenzerheide et que je comptais me lever à 5h, vraiment ça ne valait pas la peine de dépenser 200.- pour quelques heures et en plus ça me rappelait ma jeunesse), à Wasserauen (876 m) dans la région de l’Alpstein, je me suis élancé, à 6h pile pour le Seealpsee (1141 m). Je suis parmi les premiers et je souffre car l’ascension est raide dans la forêt mais avec les bâtons et quelques arrêts, ça va. Il souffle fort et j’ai peur qu’il fasse un orage.

Le départ à 6h

C’est ma première randonnée après deux mois de physio pour soigner mon tendon d’Achille de la jambe gauche. J’ai déjà fait plusieurs fois les remparts de Fribourg, voir mon article donc cela devrait aller. Je vais monter à pied et faire la descente en téléphérique (20.- la descente), car les genoux font toujours mal chez les personnes ayant dépassé les 70 ans. (Fallait que je le place)

La vue est superbe et petit à petit je me sens bien. En descendant (60 m de dénivelé, faut pas rêver) vers le Seealpsee, je croise quelques bestiaux et c’est tout.

Après 1h 20 environ j’arrive à la première perle du périple.

Ce lac est magnifique, par contre le temps un peu moins, ce qui fait que les photos sont moins belles que sur les prospectus. Je bois deux cafés (j’ai deux jambes) au Gasthaus Forelle  puis j’entreprends la montée vers le but de la journée le célèbre l’Hôtel Aescher à environ 1454 m d’altitude. Je ne pensais pas que c’était possible de passer là où l’on monte. Mais il y a sur une bonne partie du parcours un câble pour se tenir. On ne se rend pas compte sur la photo, mais ça grimpe dur, mais sans danger. Par contre je déconseille la descente car les “marches” sont hautes et ça doit faire mal aux genoux.

Puis (depuis là, il ne paie pas de mine mais vous allez voir) …

Peu de monde encore, il est 9h30 je crois, donc je bois un Rivella (mon sponsor). Je ne pensais pas que finalement on se trouve sous la paroi qui fait un surplomb et je me déplace pour prendre  “La photo”. C’est à couper le souffle. C’est pourquoi on le nomme le plus bel hôtel du monde.

Enfin je rejoins la télécabine (20 minutes environ) en passant par la Maison de pierre puis la Wildkirchli, la grotte avec des objets préhistoriques de l’âge de la pierre et des squelettes d’ours. Mais moi, ce qui m’intéresse, c’est ça:

Bon j’abandonne, je suis fatigué, mais de loin c’est la plus belle randonnée que j’ai faite.

1956

Un moment de ma vie transcrite par ma fille Delphine

9 août 1956

Ce matin-là, Léonard (nom d’emprunt) se trouvait chez Milo, un vieux monsieur du village. Celui-ci vivait dans une ferme et possédait un gros chien. Léo lui donnait un coup de main afin de bricoler un système pour attacher le molosse. Il fallait installer un bout de tôle afin que la chaîne puisse tourner convenablement. Malgré toute leur bonne volonté, en fin de matinée, le travail n’était pas achevé…

– À cet après-midi ! Je reviendrai après dîner pour terminer !

Le petit garçon partit alors chez lui afin d’être bien à l’heure pour le repas. À la maison, un imprévu se produisit et les plans de la journée changèrent au dernier moment. Florian (* demi-frère de Léo), Maurice (* mari de la mère de Léo, père de Florian) et Léo durent ainsi prendre le train afin de se rendre dans le village où résidait une soeur de Maurice.

Les trois hommes descendirent du wagon et allèrent retrouver la dame. Celle-ci n’habitait pas loin : elle occupait en fait l’appartement de la gare.

Tout se passa bien jusqu’à ce que la tante de Léonard demanda à celui-ci d’aller vider la poubelle… ou peut-être le compost. Le garçon obéit. Il descendit l’escalier, sortit de la maison. Empruntant une charrette, il y installa le sac de déchets, ainsi que son frère Florian qui pourrait ainsi profiter d’une petite balade gratuite. Poussant la carriole, Léo suivit le petit chemin, traversa la voie de chemin de fer. Le sentier continuait jusqu’au lac, mais pas besoin d’aller si loin : sur la droite se trouvait la destination souhaitée. Il y avait un gros tas avec par-dessus une bonne couche de paille. Apparemment, les agriculteurs avaient dû battre le blé juste avant.

Afin de garder l’équilibre en vidant son compost, Léonard posa un pied sur la paille. Mais soudain, avant qu’il ne se penche pour y faire tomber les déchets, il sentit une brûlure intense sous son pied… Surpris et sous le coup de la douleur, il tomba sur son bras gauche… sur le tas de paille embrasée. Avec cet amas de chaume posé par-dessus, il était impossible de voir que tout flambait en-dessous.

En feu, le garçon se releva, traversa le sentier et se roula dans la terre. Il s’agissait d’éteindre les flammes de ses vêtements.

– Que faut-il faire, maintenant ? Continuer le chemin et aller vers le lac ou alors retourner à la gare ?

Léo n’avait qu’une envie : celle de plonger dans l’eau pour stopper le feu, calmer les brûlures. A vue de nez, le lac lui semblait plus éloigné que la maison de sa tante. Il décida alors de retourner à la gare. En réalité, il n’est plus certain aujourd’hui de son estimation de distance. Mais peu importe.

A cette époque, il n’existait pas de barrières pour avertir l’arrivée d’un train à cet endroit. Léo s’arrêta alors devant la voie de chemin de fer, regarda à gauche, puis à droite, afin de vérifier qu’aucune locomotive ne se pointât à l’horizon. Cette présence d’esprit peut surprendre… sans doute l’instinct de survie. Néanmoins, il n’éprouvait aucune douleur, il ne sentait rien.

Il continua alors son chemin et arriva enfin à la gare. Juste à côté se trouvait une fontaine. Sans perdre une seconde de plus, il courut se jeter dans son eau bien froide. Il n’avait toujours pas mal.

Une fois sorti de la fontaine, il monta rapidement l’escalier qui menait chez sa tante. Celle-ci, en l’apercevant, tomba quasiment dans les vapes. Il fallait néanmoins réagir. Le petit garçon empoigna l’annuaire (un gros bouquin avec les numéros de téléphone utilisés dans le canton de Fribourg, cette histoire se passant bien, bien avant l’arrivée des écrans et d’Internet), chercha le village et appela le bistrot où Maurice et son oncle buvaient un verre.

A partir de là, les souvenirs lui font un peu défaut. Il n’y eut pas d’ambulance. Le médecin vint directement le chercher avec sa voiture. A l’intérieur, Léo ne sentait toujours rien, hormis une légère douleur au dos.

On l’emmena à l’hôpital le plus proche. Se trouvant à présent dans un état plutôt vaseux, il fut rapidement pris en charge. Beaucoup de mouvements, les médecins allaient et venaient. A moitié réveillé, Léonard surprit des paroles d’un docteur parlant à sa maman :

– De toute façon, il est perdu.

Les médecins brûlaient de l’éther pour que le garçon s’endorme ; mais c’était sans compter le caractère décidé et obstiné de celui-ci. Il tenait assurément son entêtement de sa maman, petite violette qui inspire l’envie de surmonter chaque obstacle sans rien lâcher. Hors de question donc pour Léo de dormir. Il ne cessa de se répéter :

– Si tu dors, t’es fichu.

Tel un bon leitmotiv, ces paroles le tinrent éveillé. L’esprit de contradiction également…

– Non, mais ce docteur, pour qui il se prend, celui-là ? Je vais m’en sortir, un point c’est tout.

Il lutta donc contre l’avis du médecin… histoire de lui montrer à qui il avait à faire. Son chemin ne s’arrêterait pas là.

Il réussit ainsi à survivre, prenant son mal en patience. Effectivement, ce genre de brûlures est particulièrement long à cicatriser. Nourri par perfusion, Léonard ne se trouvait donc pas dans sa forme la plus éclatante. Cette époque fut cependant le début de sa notoriété : tout le monde le connaissait… vocalement parlant, tout du moins. Le traitement consistant à appliquer des tuiles grasses sur les plaies, la douleur se révélait atroce. Les cris du garçon s’entendaient alors dans l’hôpital entier.

Une fois en meilleur état, les hurlements s’apaisant et les brûlures se cicatrisant, il se retrouva dans une chambre de six personnes. Et pour l’anecdote : les six mecs avaient le même prénom (* Léonard est un nom d’emprunt…) ! Un bon effet de mode.

Cette année, il aurait dû partir en colonie et avait reçu pour cette occasion 33 plaques de chocolat d’amis et autres membres de la famille. Les plans ayant changé, il n’eut pas le choix de rester dans la Broye. Au bout d’un certain temps, l’effet des tuiles finit tout de même par payer : Léo pouvait à présent se déplacer un peu et profiter ainsi d’une jolie vue du haut de son deuxième étage. Les fenêtres des chambres donnaient sur le côté de l’hôpital où se situaient l’entrée et une petite place de jeux. L’observation des alentours pour seule occupation, il aperçut un jour une flopée d’enfants s’y défoulant à cœur joie.

– Attendez, je vous lance quelque chose !

Léonard balança alors par la fenêtre les douceurs chocolatées pour que les galopins puissent en profiter. Les enfants apprécièrent à sa juste valeur ce geste incroyablement généreux… Ils ramassèrent avec le plus grand enthousiasme leur butin, puis une petite fille l’interpella soudain :

– Attends, je te mets une plaque sous le pot de fleurs, ici. Comme ça, tu pourras la reprendre quand tu rentreras chez toi !

Ce geste très touchant et empli d’empathie resta gravé dans le cœur de Léo.

Quelques semaines plus tard, lorsqu’il eut enfin l’autorisation de sortir de l’hôpital, le petit garçon courut grimper dans la voiture… pour en ressortir presque immédiatement. Il fila regarder sous le pot de fleurs, récupéra le précieux trésor puis retourna auprès des siens.

Cet épisode de brûlure valut à Léonard quelques séquelles. Il eut l’impression que sa mémoire avait été touchée, que son bras gauche n’avait plus la même force qu’auparavant. Et évidemment, d’énormes cicatrices demeurèrent sur toutes les parties brûlées : les bras, les jambes, le dos… Cela dura très longtemps. Bien des années plus tard, elles affichaient toujours un rouge écarlate, aussi chatoyantes que lors de sa sortie de l’hôpital. Le garagiste d’en face lui déclara alors un jour :

– Ah, je connais une dame qui peut faire quelque chose pour les brûlures.

De toute manière, Léo n’avait rien à perdre. Ces cicatrices étaient atroces ; il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour décider de visiter cette personne. Il se rendit donc chez elle, quelque part vers Villeneuve. Une fois sur place, la dame passa sa main au-dessus du bras, au-dessus des cicatrices. C’était tout.

Deux semaines plus tard, le miracle avait eu lieu : toutes les cicatrices du jeune homme avaient retrouvé la couleur naturelle de la peau. Terminé, le rouge cramoisi. Les marques étaient toujours présentes, mais désormais, ce serait en toute discrétion. Léonard fut bien obligé de croire au don de cette dame ; en dix ans, rien n’avait évolué, et là, deux semaines plus tard, tout avait changé.

Bon. En attendant, Léonard avait repris l’école comme tous les enfants de son âge. Il parvint à honorer son travail d’élève sans problème… mis à part peut-être lorsqu’il fallait grimper aux barres. Les leçons de gym se révélèrent parfois un peu compliquées, étant donné sa faiblesse du bras gauche, notamment. Mais il revenait de loin, et grimper aux barres… disons que ce n’était pas le plus important dans sa vie.

Merci Delphine

Voir https://feuilles-de-vies.ch/

Des questions

Il y a des jours où je me pose des questions, des questions de tout ordre.

Aujourd’hui je me rappelle avoir lu un article je ne sais plus où, sur la violence. J’en avait gardé quelques chiffres.  On entend toujours dire que notre monde est violent, qu’il y a beaucoup de crimes, etc. Dans l’ancien temps, environ 15% des décès étaient dus à la violence. Au siècle passé, on en était à 5 %. Actuellement, ou plutôt au début de notre siècle, seul 1% des décès était occasionné par ce phénomène.

En 2012, environ 56 millions de personnes ont quitté notre monde pour un soi-disant meilleur abri. 620’000 l’ont été par des actes de violence humaine, la guerre n’étant responsable “que” de 120’000 victimes, les crimes 500’000.

Par contre, près de 800’000 personnes se sont suicidées. La comparaison est encore plus édifiante si l’on considère que près d’un million et demi d’individus sont morts du diabète. Je me souviens avoir lu que le sucre est plus dangereux que les canons.

Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera toute sa vie à croire qu’il est stupide. (A. Einstein)

20. Le Ranquas – St-Guilhem

Vendredi 3 mai 2019

20,17 km |
Total des montées 442 mètres | Total des descentes 940 mètres

Ce matin, au départ

Plus tard

Les pierres ont laissé la place à quelques spectatrices, pour un moment

Les primevères sont géantes

Et celles-ci magnifiques

Soudain le chemin remonte et devient comme ça

Puis il change, il est jalonné de pives

Et mes préférées

 

 

Et la ligne d’arrivée, St-Guilhem le Désert

Mon frère qui est à Taïpeh m’a envoyé une photo d’une devanture de magasin où l’on peut lire:

“La vie est un voyage. Profites-en ! Rencontrez est la plus belle coïncidence.”

 

19. Navacelles – Le Ranquas

Jeudi 2 mai 2019

14,57 km |
Total des montées 528 mètres | Total des descentes 288 mètres

Après un petit-déjeuner à l’Ammonite en compagnie d’une petite fille de 6 mois et de ses parents je suis parti pour une courte étape de 15 km.

En quittant le hameau du Cirque de Navacelles

Encore une fois je pensais à une étape facile et bien non. Les premiers kilomètres montent un peu d’accord, mais ensuite surplombent la rivière qui se trouve 300 mètres plus bas.

Le chemin de pierres

Et l’on a que des cailloux gris, coupant et des pierriers jusqu’à un aqueduc d’Électricité de France. Je n’aime pas de genre de chemin qui demande une réelle attention. Et là, sur certains secteurs, pas de petits buissons, c’est 200 m de glissade.

On arrive ensuite après environ 4 h de marche pour 12 km à St-Maurice de Navacelles après une nouvelle belle montée.

Dès ce lieu  jusqu’au gîte Le Ranquas il y a des cailloux mais aussi des fleurs de toutes les couleurs.

Le chemin que je préfère

Au gîte, j’ai été accueilli par Nicole qui m’a indiqué une chambre que je devrais partager avec deux dames. Le problème, c’est que je ne pouvais pas entrer dans cette chambre sans me mettre pratiquement à genoux ou à plat ventre.
Pour aller aux toilettes la nuit, je craignais. Cela a eu le mérite de me rappeler Bora-Bora où dans un espèce de clapier on a passé notre première nuit sur l’île.

J’ai dit à Nicole que je préférerais dormir sur le canapé de la pièce principale plutôt que dans le grenier.

Finalement je suis dans une petite maison fort sympathique, il faudra simplement aller aux toilettes dehors.

Ma petite maison

18. Séjour au Cirque de Navacelles

Mercredi 1er mai 2019

La cascade de la Visse
Je vous ai dit que l’on ne vous reconnaîtrait pas. Pont sur la Visse

La pyrale du buis, papillon détesté ici, a laissé la place à d’autres, nombreux ici, qui laissent indifférents les autochtones, les macaons.

Le.long de la Visse, il y a encore du buis, pour combien de temps

 

J’ai oublié de mentionner que durant tout mon périple, j’ai été accompagné par le chant du coucou. C’est toujours un ravissement, comme aujourdhui le chant du rossignol.

Le Cirque de Navacelles

Comme dernier jour de repos, j’ai bien choisi. Sous le soleil le Cirque de Navacelles est extraordinaire. Comme c’est le 1er mai, il y a beaucoup (trop) de monde.

La Visse

Comme je me baladais dans les environs, j’ai trébuché et tombé sans aucun mal, je vous rassure, mais c’est là qu’on voit que sans les bâtons et une attention de chaque instant, on fait comme ma fille Valérie, on s’achoppe à chaque pierre.

Des chaînes tout simplement
Au hameau de Navacelles

17. Aulas – Navacelles

Mardi 30 avril 2019

25,48 km |
Total des montées 708 mètres | Total des descentes 721 mètres

Le départ de Aulas et son Bec à Sucre inoubliable, m’a permis de me mettre en jambes avant la terrible montée depuis Le Vigan vers Montdardier.

Avec le soleil, c’est différent.

J’ai dépassé beaucoup de monde, car eux partaient du Vigan et n’étaient pas chauds pour la montée, et en particulier les quatre personnes qui ont partagé l’Ammonite avec moi.

Depuis le belvédère qui surplombe le Cirque de Navacelles, je n’ai pas osé prendre un des chemins proposés, noté sportif et physique, d’autant plus que mon tendon d’Achille se faisait légèrement sentir.

Le Cirque de Navacelles

J’ai pris l’alternative proposée, c’est-à-dire quelques kilomètres de plus par la route

L’arre à Le Vigan

 

Ici pas de chenilles processionnaires mais les ravages de la pyrale du buis.
La château de Montdardier
Je l’ai rattrapé, Patrice de Montpellier, car je marchais plus vite que lui ou…
Martine, Jean-Claude, Frédérique, Denis et moi

Et le soir à  l’Ammonite

16a. Séjour à Aulas

Lundi 29 avril 2019

Quand il fait beau, c’est plus facile surtout pour un jour de repos.

Avec le soleil, tout est différent. Aulas

En deux ans, je n’ai jamais fait de publicité pour un établissement où j’ai séjourné. Une exception aujourd’hui pour le Bec à  Sucre, ici à  Aulas. Une chambre magnifique, un repas exceptionnel, je recommande sans restriction Et pourtant la famille venait de perdre leur chien, un épagneul de 8 ans qui accueillait les marcheurs Ici, en plus, en arrivant, on propose aux randonneurs une lessive gratuite. Est-ce l’origine vaudoise de la maîtresse de maison?

Ma chambre

Et le pont près du gîte.

Et mon repas du soir

16. l’Espérou – Aulas

L’intérieur d’un tronc

Dimanche 28 avril 2019

16,07 km |
Total des montées 213 mètres | Total des descentes 1 088 mètres

Normalement je ne marche pas le dimanche durant ce périple, mais comme l’Espérou a la réputation d’être sinistre en raison du brouillard et de l’altitude, 1260m quand même, j’ai préféré marcher aujourd’hui et faire ma pause à Aulas au Bec à Sucre, magnifique gîte.

C’est aussi ça le Chemin

Hier soir à l’Hôtel du Parc à l’Espérou, j’ai rencontré Mathieu qui mangeait à la table à côté de la mienne. Je lui ai posé la question s’il marchait et comme il m’a répondu par l’affirmative, je lui ai proposé de venir me rejoindre à ma table. Mathieu, de Bruxelles est le parfait sosie de D. Vipret et de ce fait, il a un petit peu de peine dans les descentes et dans les montées aussi je crois. Nous nous sommes donné rendez-vous à 8h ce matin pour le petit-déjeuner et comme j’avais moins de kilomètres à faire que lui, je l’ai laissé partir en lui disant au revoir. Il faisait -1 degré avec un ressenti de -10 car il soufflait un vent glacial.

Une heure plus tard je rejoignis Mathieu car nous n’avions pas pris exactement le même chemin. Hier soir, on a chargé maps.me sur son portable, car les probabilités de se perdre sont grandes.

On descend, la nature change

Encore une fois, Mathieu est reparti et encore 4 ou 5 fois, je l’ai rejoint dans la grande descente vers Aulas. Nous sommes passés de 1300 m à 350 m et la descente est parfois scabreuse quand ce n’est pas des travaux forestiers ou le chemin transformé en ruisseau.

Nous avançons malgré les obstacles mis sur notre route

Finalement nous nous sommes définitivement séparés sous le soleil, devant mon gîte, lui devant encore faire quelques kilomètres avant le sien.

15. Meyrueis – l’Espérou

Smedi 27 avril 2019

22,50 km | Parcours à sens unique
Total des montées 802 mètres | Total des descentes 303 mètres

Il y a de nouveau des feuillus.

J’ai côtoyé le Tarn jusqu’à Le Rozier, puis la Jonte jusqu’à Meyrueis. De là, le Béthuzon et enfin Le Bonheur. Le Bonheur est une rivière qui a son pont du Bonheur, sa perte du Bonheur, son Auberge du Bonheur, l’Avenue du Bonheur et un lac qui porte le nom de Bonheur tout court.

Comme il y avait du brouillard, en plus de la fine pluie froide, je me suis arrêté au Restaurant du Lac (non, pas du Bonheur!) pour me réchauffer en buvant un thé et en mangeant une salade accompagnée d’un produit du terroir, voir la photo ci-dessous.

Comme je suis membre de l’Association des Amis de la Poire à Botzi, je me fais un devoir de goûter tous les produits traditionnels d’une région.

Aujourd’hui c’était une salade avec un pied de porc caché sous l’oeuf. Jean-François n’a pas de souci à se faire avec sa recette de pieds de porc, tiens on est bientôt jeudi. Pour les  non-initiés, c’est le jour où je vais mangé à midi chez lui et son épouse, afin qu’ils gardent en vie toutes ces anciennes recettes qui me rappellent mon enfance.

Le Bknheur

Dans ce même restaurant, un client affirmait que c’était impossible que les poutres de Notre-Dame brûlent comme ça, que c’est un complot. De là tout y est passé, et je me demande comment les Français vont se sortir de la situation actuelle. Il a même dit  des choses sur les médias, Mme Le Pen,  Fillon, etc., que je suis encore sous le choc. Nicole (ma femme), dirait que ce Monsieur n’a pas le retour.

Un ruisseau? Non, le chemin

 

14. Hielzas – Meyrueis

Pépé mon réveil de ce matin

Vendredi 26 avril 2019

14,73 km |
Total des montées 211 mètres | Total des descentes 439 mètres

 

Hier soir, au gîte du Four à pain, parmi les 8 personnes que nous étions, il y avait un couple de randonneurs d’une quarantaine d’années qui avait la particularité d’aller en ligne droite. Il avait un point fixé sur leur GPS et il essayait d’aller le plus droit possible; ils ont dû franchir une vingtaine de fois des fils de fer barbelés bordant des parcs et souvent revenir en arrière. Ce vendredi, il prévoyait de faire 30 km.

Quand je suis arrivé pour un copieux petit déjeuner ce matin, il y avait les 5 autres personnes qui m’ont bien fait rire par leur remake du sketch de Muriel Robin l’addition. A la différence de Muriel, après quelques bonnes minutes de calcul sur des serviettes de table, portable, etc., quand le responsable est revenu après avoir été payer, il manquait 12 euros.

Puis je suis parti.

Le paysage change et pourtant je n’ai fait que 8 km

Puis vint la pluie, froide, j’ai juste eu le temps de m’équiper

Ici rien ne pousse

Sauf les cailloux

Une petite exception
Magnifique

Et enfin en arrivant à Meyruies une séquence extraordinaire quelques secondes après  cette prise de vue.

A droite du chemin, on devine un rocher, 20 m devant moi. De derrière ce rocher, surgissent devant moi à moins de 5 m, légèrement en contrebas, deux vautours. Grandiose. Ils m’ont vu, ont considéré que je bougeais encore, ils sont partis, mais revenus pour s’assurer que je n’étais pas prêt à leur servir de nourriture. J’ai attendu une heure qu’ils reviennent, prêt pour la photo, mais ils avaient sans doute autre chose à faire.

 

13. Le Rozier à Hielzas

Jeudi 25 avril 2019

15,89 km |
Total des montées 859 mètres | Total des descentes 334 mètres

Je quitte Le Rozier

Et ça grimpe

Aujourd’hui
C’est la pire journée de toutes mes randonnées. Fepuis le départ de Saint Rozier 5 km de montée et 500 m de dénivellation dans la pluie, le vent, le brouillard. Je croyais faire 3 ou 4h pour rejoindre Hyelzas où je suis maintenant, il m’a fallu pratiquement le double. Le vent et la pluie qui te giflent le visage et à la fin la grêle. Mais c’est très beau.

Je me suis trompé souvent de chemin puisque j’avais plutôt le nez sur mes souliers.

Les arcs de St-Pierre

C’était vraiment le calvaire aujourd’hui, peu de photos aussi, puisque je ne pouvais pas sortior mon appareil car il pleuvait trop et j’avais peur que mon portable prennent trop d’eau. Alors voilà il faudra attendre demain pour d’autres aventures.

 

12. Almières-Combelasais – Rozier

Mercredi 24 avril 2019

19,55 km |
Total des montées 331 mètres | Total des descentes 787 mètres

Le résultat de la devinette de l’autre jour au bas de la page.

Quand j’ai rejoint Madame Calmels ma logeuse de 84 ans (c’est pour cette raison qu’elle ne propose pas de repas le soir) pour le petit-déjeuner à 8h, il pleuvait à verse et il y avait un fort vent. Les prévisions étaient mauvaises pour la journée.

Avec ma logeuse on a parlé politique, petits enfants et confitures.

Je ne me pressais pas, car l’heure d’arrivée au prochain gîte était prévue à partir de 16h.

Vers 9h je suis parti, il ne pleuvait presque pas, mais je me suis trompé de chemin. J’ai décidé de couper à travers champ pour rejoindre le GR 6. Comme il faisait très noir je décidai de m’équiper pluie. Mettre la pèlerine n’est pas chose aisée mais j’ai réussi.

Finalement il n’a pratiquement pas plu contrairement aux prévisions.

La principale difficulté est d’éviter les tonnes de chenilles processionnaires, véritable plaie ici. Madame Calmels m’a dit qu’une de ses amies a cru un jour qu’il neigeait tellement il y avait de papillons blancs.

On dirait que les pins ont des boules de Noël, ce sont ces célèbres nids de chenilles

Il y a aussi des vautours qui ont été réintroduits ici il y a quelques années, ils sont vraiment impressionnants.

Le chemin que j’ai pris n’est pas de tout repos même que c’est le St-Guilhem officiel. Il faut être vigilant, car d’un côté il y a la montagne et de l’autre côté, il y a … l’autre côté.

Ce n’est pas très dangereux car il y a des petits buissons de buis et d’autres arbustes qui peuvent arrêter un poids lourd, quand je parle de poids-lourd je parle de moi et non pas de camion. J’ai une combine qui me va bien: du côté montagne je règle mon bâton de façon à ce qu’il fasse quelques centimètres de moins que l’autre. Mais je n’ai pas eu peur, comme c’était sec, aucun problème.

La réponse à  la devinette:

« Engin de chasse, formé de petits miroirs ajustés sur un morceau de bois en forme de croissant, monté sur un pied vertical, que l’on fait tourner et scintiller au soleil au moyen d’une ficelle ou d’un ressort (miroir anglais) pour attirer des alouettes. Il s’agit donc du célèbre miroir aux alouettes

Le Chemin de Saint-Guilhem en 2019

Image copiée sur le très intéressant site   http://www.chemin-st-guilhem.fr que je remercie. Personnellement, j’ai choisi la variante en rouge pointillé.

Jour 1 – Mardi 9 avril
Transfert de Suisse en train vers/et Le Puy en Velay

Jour 2 – Mercredi 10 avril
Le Puy en Velay – Bains – 16,06 km

Jour 3 – Jeudi 11 avril
Bains – La Je Pi – Pratclaux – 17,61 km

Jour 4 – Vendredi 12 Avril

Pratclaux – Saugues – 15,41 km

Jour 5 – Samedi 13 avril
04. Saugues – Auberge du Sauvage

04a. Auberge du Sauvage

Jour 7 – Lundi 15 avril
05. Auberge du Sauvage – St-Alban

Jour 8 – Mardi 16 avril
06. St-Alban – Aumont d’Aubrac

Jour 9 – Mercredi 17 avril
07. Aumont d’Aubrac – Nasbinals

Jour 10 – Jeudi 18 avril
08. Nasbinals – Refuge du Rajas

Jour 11 – Vendredi 19 avril
09. Refuge du Rajas – Auberge du Radal

09a. Auberge du Radal
Auberge du Radal

Dimanche de Pâques 21 avril
10. Auberge du Radal – La Canourgue 16,67 km

Jour 15 – Mardi 23 avril

11. La Canourgue à Almières-Combelasais  23,89 km

Jour 16 – Mercredi 24 avril
12. Almières-Combelasais – Rozier 21 km

Jour 17 – Jeudi 25 avril
20,1 km  13. Le Rozier à Hielzas

Jour 18 – Vendredi 26 avril
15,3 km  14. Hielzas – Meyrueis

Jour 19 – Samedi 27 avril
22,9 km  15. Meyrueis – l’Espérou

Jour 20 – Dimanche 28 avril
16,2 km  16. l’Espérou – Aulas

Jour 21 – Lundi 29 avril
16a. Séjour à Aulas

Jour 22 – Mardi 30 avril
25,5 km  17. Aulas – Navacelles

Jour 23 – Mercredi 1 mai
9,6 km  – 18. Séjour au Cirque de Navacelles

Jour 24 – Jeudi 2 mai
14,57 km  – 19. Navacelles – Le Ranquas

Jour 25 – Vendredi 3 mai
20,17 km  –  20. Le Ranquas – St-Guilhem

Jour 26 – Samedi 4 mai
Saint-Guilhem-le-Désert – Cousset

 

 

11. La Canourgue à Almières-Combelasais

Mardi 23 avril 2019

23,89 km |
Total des montées 806 mètres | Total des descentes 470 mètres

Ce matin je me suis levé au chant du coq ce qui ne veut rien dire ici car on entend des coqs jusqu’à midi. Je me suis donc levé vers 6h45 car j’avais rendez-vous avec le patron de l’hôtel à 7h pour boire un café, le petit déjeuner n’est servi qu’à partir de 7h30.

Je suis allé ensuite acheter du pain et comme c’est jour de marché, une ou deux mandarines, deux ou trois pommes et vous ne le croirez pas que trois tranches de jambon cru, de quoi tenir les deux prochains jours.

Départ pour les 24 km de la journée sous une petite pluie fine pas désagréable. La montée est terrible, car les muscles ne sont pas chauds.

Heureusement quelques fleurs me servent de prétexte pour m’arrêter. Le paysage a vite changé, les genêts ont laissé la place aux genévriers et aux buis.

Genévrier
Chemin de buis

Aucun pèlerin à l’horizon, seules des processions de chenilles et des 《nids》de chenilles.

Nid de chenilles processionnaires

Ma logeuse m’a dit qu’un trail a été annulé en raison des chenilles et même une course de VTT.

Le paysage change et je me trouve devant les gorges du Tarn.

10a. La Canourgue

Lundi de Pâques 22 avril 2019

Normalement je ne marche pas aujourdhui, je suis allé quand même jusqu’à la statue de la Vierge qui domine la ville.

La Canourgue

J’en ai profité aussi pour faire une heure de marche dans les environs et j’ai trouvé quelques morilles déjà un peu sèche.

La preuve… un morillon

Maintenant je suis rentré a l’hôtel je suis fatigué.

Parmi les photos que j’ai oubliées de vous présenter,  il y a celle-ci.  Savez-vous ce que c’est ?

Appareil se remontant à la clé. A quoi sert-il?

Ce soir, souper avec un filet de sandre en croûte avec une sauce d’écrevisses et ensuite du magret de canard avec des haricots, (enfin des légumes) et une tarte aux cerises pour 19 euros. Rien à dire.

 

10. Auberge du Radal – La Canourgue

Dimanche 21 avril 2019 –

Pâques

16,67 km |
Total des montées 204 mètres | Total des descentes 727 mètres

Le jour de Pâques, sous une fine bruine nous sommes partis du Radal à 7h30, sans avoir pris le petit-déjeuner qui n’est servi que dès 8h. Valérie avait rendez-vous avec la Malle Postale à midi à La Canourgue. La Malle Postale est un organisme qui transporte personnes et bagages entre les étapes sur les Grands Chemins de randonnée, comme le St-Guilhem.

Nous avions calculé 4h pour faire les 16 km et autant vous dire que ça a fonctionné. Le chemin descend beaucoup mais on a eu peu de temps pour regarder le paysage et pour faire des photos.

Une fois arrivés à la Canourgue on a cherché une boulangerie pour trouver du pain, mais celle-ci avait été pillée et les trois vendeuses n’avaient plus qu’à se regarder.
La malle est arrivée à midi pile et Valérie est partie rejoindre Aumont d’Aubrac récupérer sa voiture et retourner en Suisse.

Des arbres façonnés par les vaches

Comme j’étais légèrement humide, je suis allé à l’hôtel pour déposer mon sac ou prendre ma chambre, mais le patron m’a dit que ce serait vers 16-17 heures.

C’est pour cette raison que je me suis dirigé vers la salle à manger qui était pleine de monde. On m’a dit que c’était complet, mais le praton avait réservé une table pour moi.

Au menu à 16,5 € il y avait de la tête de veau. Le plus drôle, ce sont des dames à côté de moi qui en mangeaient et qui m’ont recommandé ce plat.

Alors, sans me faire prier, j’ai pris la tête de veau comme entrée et un peu de suprême de poulet comme plat principal. La tête de veau était excellente, oui c’est possible, et en telle quantité que ça m’aurait suffit comme repas.

A la fin, je me suis levé pour payer et j’attendais vers la caisse, quand une dame de mon âge m’a rejoint. Elle me dit, au bout d’un moment qu’on pourrait partir sans payer. Je lui ai rétorqué que pour moi c’était impossible, puisque j’avais une chambre dans l’hôtel. Elle m’a demandé si j’étais là pour la fête. Je lui ai répondu non, quelle fête? Elle m’a dit qu’elle avait pris un hôtel plus loin, qu’il y avait la Fête des célibataires et qu’elle y était hier soir et qu’elle retournait danser tout à l’heure et qu’il y avait de beaux et bons danseurs. Je l’ai laissé partir à sa fête et j’ai remarqué que dans la salle du restaurant il y avait beaucoup de personnes seules.

Après le repas je suis allé dans un salon pour écrire surtout qu’enfin il y a un wifi valable. Je crois que vers 16h des clients sont arrivés pour prendre leur chambre et j’ai pu avoir la mienne. Une bonne douche, une petite sieste puis je suis parti en ville faire une promenade.

Un pêcheur à La Canourgue

 

09a. Auberge du Radal

Samedi 20 avril 2019

Séjour à l’Auberge du Radal

En compagnie de Valérie, nous sommes allés faire un tour de 12 km dans les environs pour ne pas perdre la main, non les pieds.

Et l’on tombe tout de suite sur les restes d’un incendie, que nous savons maintenant étant volontaire, maîtrisé et allumé par les pompiers.

En sortant, on tombe sur cette plante, magnifique  puis sur une procession du samedi saint.

On a compté plus de 70 chenilles processionnaires

Ensuite un grand lézard vert mâle nous a gratifié de sa présence.

Oui c’est un mâle, car il a la gorge bleue-turquoise.

Et le chemin est aussi magnifique.

Et l’on sort de la forêt  pour trouver quelques jolies pensées sauvages.

Puis on se repose et on fait de la place pour l’aligot.

09. Refuge du Rajas – Auberge du Radal

Vendredi 19 avril 2019

10,86 km |
Total des montées 136 mètres | Total des descentes 453 mètres –Auberge du Radal – Col du trébatut – 48100 Les Salces

Nous nous réveillons vers 9h, nous sommes seuls. Nous prenons un bon petit déjeuner, on ferme le refuge, on met la clé à l’endroit secret et nous quittons les Rajas par une route bosselée.

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Un dernier regard vers Les Rajas
Un chemin un peu trop large pour nous,

De grandes traces sur le sol. Comme on nous a dit qu’il y a des loups ici, on veut y croire. Mais on ne vous montre pas les photos des traces, on ne veut pas avoir l’air ridicule.

Et après le repas au bord du chemin trop large, une bonne sieste.

On doit dire que les kilomètres entre et l’hôtel du Radal sont les moins intéressants que nous ayons eus.

08. Nasbinals – Refuge du Rajas

Jeudi 18 avril 2019

22,97 km | Parcours à sens unique
Total des montées 526 mètres | Total des descentes 385 mètres

Refuge du Rajas – Denise et Jean-Pihlippe PIGNOL, le Brouillet

Étant donné Le copieux repas de la veille, nous n’avons pas pris de petit déjeuner, mais nous sommes tout de même passés à la charcuterie pour acheter du jambon cru et des terrines.

Pas de petit-déjeuner vu le repas de la veille.

Passage a la charcuterie pour acheter du jambon cru et de la terrine, au cas où…

Après la charcuterie et le petit supermarché pour acheter des bouteilles d’eau, nous achetons du bon pain à la boulangerie car noua ne sommes pas sûrs d’avoir un repas prévu le soir aux Rajas. Valérie profite de remplir sa gourde à la fontaine. Nous démarrons à 9h05.

Nous montons dans le vent, et faisons un petit détour à cause d’une nouvelle construction.

Nous revoyons un groupe d’etudiants, vu la veille, qui étudie… une ferme? Les oiseaux? Nous profitons de les dépasser en prévision d’un arrêt à Aubrac chez Germaine qui est une véritable institution dans la région, et qui, accessoirement, y vend de délicieuses tartes aux fruits.

Enfin, nous commençons à descendre, mais toujours dans le vent.

En arrivant à Aubrac, nous rejoignons Éric, parti quelques minutes avant nous de Nasbinals et avec qui nous avions mangé la veille. Nous nous rendons l’eau à la bouche chez Germaine qui est… fermée.

Nous optons alors pour l’Annexe d’Aubrac, un lieu hors du temps. 2 autres randonneurs s’assoient avec nous pour déguster thé et gâteaux. Nous profitons des toilettes et saluons nos compagnons de route puisque nos chemins se séparent là.

L’annexe d’Aubrac

Nous suivons dès à présent le chemin Saint-Guilhem. Nous retrouvons la forêt, la mousse, les pierres, les jonquilles et anémones. Nous grimpons et sommes heureux d’avoir un temps clair, car il est facile de se perdre. Une fois au plat, nous trouvons un chemin large, bordé de miradors, dont certains ont été chassés par le vent ou mis à terre par les animaux. Nous découvrons alors la Voie romaine, via Agrippa, et la suivons un petit moment. Nous restons dans cette forêt relativement longtemps.

Nous cherchons un endroit pour pique-niquer, mais pas de coup de coeur.

Nous rejoignons une route goudronnée, presque toute droite. Nous en sommes à 19 km de marche. La route semble interminable. Aucun arbre, aucun animal à part quelques oiseaux… et le vent en pleine face. En plein été, ce passage doit être infernal. Il est impossible de s’arrêter. Nous croisons les gemdarmes, comme quoi, la route sert à quelqu’un.

Après 4.5 km, enfin, nous retrouvons la terre. Nous marchons au sec mais profitons de faire une photo dans la neige.

Devant un joli panorama lacustre, nous nous posons pour pique-niquer. Nous savourons le pain et jambon cru achetés le matin même. Absolument délicieux!

L’endroit rêver pour manger

Nous repartons revigorés pour atteindre ces Rajas. Le gps indique qu’on l’a dépassé, mais on n’a rien vu.

Enfin, on croit distinguer un toit dans les rochers, alors que ça souffle  50 km/h au moins.

 

Arrivee et accueil par Denise. Du feu ds la cheminee, 2 thés chauds, un autre randonneur. Douche pour certains. Il fait très froid, le refuge a ouvert il y a 2 jours. Valérie reste collée au feu toute la soirée.

2 couples vont nous rejoindre.

Repas: soupe de legumes, pâté de porc maison, genisse et haricots vert. Fromage du coin et tarte aux pommes maison.

Denise raconte son histoire, instructions pour la nuit et repart chez elle. On va tous se coucher assez tot, avec 2 couvertures en plus.

07. Aumont d’Aubrac – Nasbinals

Mercredi 17 avril 2019

28,49 km | Parcours à sens unique
Total des montées 503 mètres | Total des descentes 370 mètres

Hôtel le bastide – Route de Marvejols – 48260 Nasbinals

Ma fille Valérie qui venait de chez elle en voiture, m’a rejoint vers minuit après plus de 478 km. On n’a pas fait longtemps avant d’essayer de dormir.

Ce matin au petit dejeuner à 8h, j’ai écrit un message à l’hôtel pour leur dire que nous arriverions vers 17-18 h. Mais avant 16h nous arrivions après 26 km. Les 2 km en plus ont servi à rejoindre le restaurant ce soir et à essayer de rentrer après tout ce que peut offrir la région.

Valérie et ci-dessous le pont sur le Bès

Ce sera court aujourd’hui la fatigue se fait quand même sentir.

 

06. St-Alban – Aumont d’Aubrac

Mardi 16 avril 2019

14,92 km
Total des montées 405 mètres | Total des descentes 304 mètres

Ferme Du Barry – Aumont d’Aubrac

Aujourd’hui c’est jour de deuil, ici en France, à la suite de l’incendie de la cathédrale de Paris.

Le voyage sous une petite pluie fine se passa sans problème.

 

Pour l’instant pas d’antidouleurs, pas d’anti d’anti-inflammatoires, pas d’ampoules,  rien, à part ce frottement entre les fesses qui vide ma boîte de talc.

On appelle ça le loup, donc je vais parler de la bête de Gévaudan, car j’ai lu une bande dessinée de J.-L Pesch cette nuit.

Illustration qui trônait dans ma chambre cette nuit

La guerre des Camisards dans la région dura jusqu’en 1762 et ces événements graves peuvent, peut-être, en partie, expliquer cette histoire. De plus de septembre 1720 à 1721 le Gévaudan fut touché par la peste de Marseille qui fait plus de 5500 victimes. Les années 1748 1749 et 1750 furent des années de disette qui décima la population. La famine continuera à sévir très longtemps. L’hygiène des animaux était inexistante et en 1751 se déclencha une grave épidémie des bêtes à laine et des épizooties de fièvre aphteuse qui touchèrent les bovins jusqu’en 1763.

Le passage de Mandrin avec sa bande armée semait la terreur dans la région. La guerre de Sept Ans contre la Grande-Bretagne, la Prusse et l’Autriche pris fin en 1763 et fut néfaste à la France. Il y avait eu un fort recrutement d’hommes de 16 à 40 ans et plus de la moitié n’en revinrent pas, morts au combat ou de maladie. Beaucoup reviennent blessés.

Les hommes valides et les femmes assurent les travaux des champs et les enfants allaient garder les animaux au pâturage. En 1758 l’industrie des étoffes commença à prospérer. Les Montagnards qui vivent toujours dans la misère se prirent à espérer. A Alès et à Anduze se créèrent des manufactures de chapeaux de feutre. Cela provoque une chasse intense aux animaux sauvages,  déjà très chassés pour la nourriture.

Cette disparition du gibier affama sans doute les loups qui étaient fort nombreux et on peut penser que certains d’entre eux ont pu prendre goût à la chair humaine en dévorant les cadavres laisser ça et là par ces incessants conflits.

Les bêtes de Gévaudan firent entre 88 et 124 morts, principalement des femmes et des enfants pour les raisons expliquées plus haut.

05. Auberge du Sauvage – St-Alban

Lundi 15 Avril 2019

14,59 km |
Total des montées 126 mètres | Total des descentes 461 mètres

Véronique et Alain TRAUCHESSEC – 06 70 11 20 54 – St-Albn

Il est un peu moins de 9 h  je quitte le Sauvage par moins 5 degrés.

Le repas  hier soir, à  la ferme du Sauvage était correct. Avec un marcheur qui était assis à côté de moi, on a pris une bouteille de vin du pays. Nous avons ensuite commandé un digestif sous la forme d’un petit verre de serpolet (sorte te thym). Pas mal, mais il titre 45 degrés et ça se boit comme de l’eau.

Comme j’ai décidé de marcher moins rapidement et moins longtemps que les autres randonneurs, les rencontres que je fais sont plus brèves et moins enrichissantes. Hier soir c’était à celui qui faisait le plus de kilomètres et même l’un d’entre eux avec sa compagne blessée a programmé 28 kilometres pour aujourd’hui.

Je rencontre des <sauvages>, c’est la meneuse d’âne qui le dit et un animal qui marche, alors qu’un autre nous donne à  boire.

Peu avant cette fontaine, je me suis endormi sur un banc en bois, bien à  l’abri du vent, mais au soleil,  comme quoi la température est supportable.

Quelques centaines de mètres plus loin, j’ai reconnu un endroit où je vais fait une photo l’année dernière avec le petit Louis.

Photo d’avril 2018

La  mémoire est quelque chose d’exceptionnelle.  De chaque étape, je ne me souviens de pas grand-chose, mais c’est comme une bobine de film qui se déroule devant soi, l’on se rappelle tout d’un coup ce qui va apparaître. Et là  je vous assure je n’avais pas la photo de l’année dernière devant les yeux.