Noiraigue – Creux-du-Van – Noiraigue – 01.09.2020

Un air d’Alpes

C’est loin et haut

On croît que cela sera une simple formalité, mais à mon âge, rien n’est évident. Déjà que le sol était mouillé, donc glissant, la montée ressemble à celle de Randa direction le Pont Kuonen, Il faut près de deux heures pour arriver au Creux-du-Van mais le spectacle en vaut la peine. Oui bien sûr le décor, mais pour moi c’est d’être accueilli par lui.

 

Puis la descente, glissante, 1117m de dénivellation qu’il a fallu monter…

Et quand on arrive à la ferme Robert, on voit ça et la satisfaction d’avoir bien marché.

Lac Noir

Mon but était une petite randonnée vers le Lac Noir.

Alors qu’en Valais, Randa, Dixense, Cleuson etc. les parkings sont gratuits, au Lac Noir on doit payer: 5 francs c’est pas la mer à boire mais ça ne me met pas de bonne humeur. Que l’on doive payer en hiver où il faut dégager la neige et que cela coûte cher, d’accord, mais maintenant. Bon je paye et je vais prendre le télésiège pour Riggisalp à 1485 m d’altitude. Il fait 10 degrés à 8h45.

Spitzflue

Puis en se retournant on aperçoit le Lac Noir.

Le Lac Noir

Je continue tranquillement vers Untere Euchels

j’ai glissé, je ne me suis pas fait mal, mais je me suis rendu compte que l’herbe était glissante, qu’il fallait redoubler d’attention

Je voulais aller au Col du Chamois mais j’ai fait une erreur, ou le chamois était caché, mis je n’y suis pas arrivé. Une petite erreur lors de la préparation, j’ai choisi un parcours trop casse-gueule, je crois, donc j’ai fait demi-tour après 7 km. Je me suis dit qu’il valait mieux rentrer, la randonnée est déjà bien remplie avec le retour.

 

Un dragon au bord de l’eau, j’y ai échappé de justesse

 

Le Lac Noir

 

Le Lac à la fin de la promenade

Lac de Cleuson – Lac du Grand Désert

Comme la météo nous gratifiait d’un 33 degrés en plaine pour vendredi 21 août, j’ai décidé de m’approcher du ciel, en choisissant une randonnée depuis Siviez vers le Lac du Grand Désert. 19 km prévus et plus de 6 heures de marche.

Le premier télésiège du matin ne s’élançant vers Colombatzeline qu’à 9h, je suis parti tranquillement de chez moi à 7 heures. Vers 8h40 je suis arrivé à Siviez, pris mon billet et en avant. Il y avait des siècles, en tous les cas un, que je n’avais pas repris de télésiège, donc je n’ai pas eu de peine à m’y assoir, par contre, une fois en haut, impossible de relever la barre protectrice. Le responsable fumait une cigarette ailleurs, donc pas de secours de sa part. Et tout d’un coup, la délivrance, il ne fallait que lever les pieds, et me voilà loin de ce cauchemar.

Le départ de l’Ancien Bisse du Chervé

Le temps de sortir mon appareil de photo de mon sac, je me renseigne auprès d’une dame qui doit bien avoir la huitantaine (pardonnez-moi, Madame, si je me trompe). Je lui demande les dangers que représente l’Ancien Bisse de Chervé. Elle me répond, qu’à part un passage où il y a eu un éboulement le reste n’a rien de compliqué, mais ce n’est pas pour les vieillards.

C’est parti pour huit kilomètres assez faciles. Après quelques kilomètres on aperçoit le Lac de Cleuson, sur la droite, en bas, bien sûr. Pour vous faciliter la tâche, j’ai volontairement laissé les indications de l’heure sur la photo.

Le Lac de Cleuson

La première chose qui choque, c’est cette couleur qui semble artificielle, mais comme nous sommes en  Valais rien de devrait nous étonner.

Traversée de La Printse, rivière qui alimente de Lac de Cleuson

Et les choses sérieuses commencent, la montée vers le Lac du Grand Désert. Je passe devant la Cabane  St. Laurent et je monte parmi les rochers jusqu’au Lac.

A l’arrivée, le torrent qui s’apprête à descendre vers le Lac de Cleuson

Voir le temps mis pour monter

Puis le Lac

Le fabuleux Lac qui porte bien son nom

 

Au fond, ce qui reste du glacier, qui, il y a quelques années couvrait le lac

 

L’extrémité du Lac du Grand Désert vers le glacier

 

Une ou deux photos en entamant la descente

 

 

Le Lac de Cleuson, en descendant

Et voilà, avec les courtes pauses, je suis arrivé à Siviez vers 16 h 15

La Fouly – Grand-St-Bernard

Tout d’un coup, il faut partir, ça m’a pris comme ça. Marcher un peu, voir si les tendons sont guéris, si le souffle est là, enfin pas besoin d’explications, ni d’excuses.

Ferret – Lacs de Fenêtre – Grand-St-Bernard

  • Durée: 5h45
  • Distance: 10.791 km
  • Difficulté: Moyenne
  • Dénivellation: +1125, -359
  • Altitude minimum: 1705 mètres
  • Altitude maximum: 2680 mètres
  • Altitude départ: 1713 mètres  
  • Altitude arrivée: 2471 mètres

Je prépare la Via Francigena pour l’année prochaine, c’est-à-dire Canterbury – Rome, mais en partant de Lausanne.

Mais comme je partirai en principe en avril ou mai, je me suis dit qu’il valait mieux passer le Grand-St-Bernard cette année, car en principe le col n’est ouvert qu’au début juin. En Suisse, La Via Francigena passe par les cantons de Neuchâtel, de Vaud et du Valais; en Italie, il traverse sept régions (la vallée d’Aoste, le Piémont, la Lombardie, l’Emilie Romagne, la Ligurie, la Toscane et le Latium).

Bon je n’en dis pas plus pour cette année.

Me voilà debout à 5h pour partir vers Orsières en voiture, le bus m’emmenant à La Fouly part à 7h45. Je me parque (parking gratuit, il faut le souligner) et j’arrive vers 7h20 à la gare, c’est correct. Mais dix minutes avant le départ, je m’aperçois que j’ai oublié mon porte-monnaie dans l’auto. Je n’en aurais pas besoin, j’ai toujours un peu d’argent avec moi, dans un lieu secret avec mon téléphone, mais il y a ma carte d’identité et il est bien indiqué de ne pas oublier que l’on marche aussi en Italie. Je fonce et j’arrive à prendre le bus. Le billet pour randonneur, est de 20 francs pour en ce qui me concerne, Orsières – La Fouly et Grand-St-Bernard-Orsières pour le retour. Le voyage en bus est comme tous les voyages en bus, avec un peu plus de contours peut-être et j’arrive à destination vers 8h30.

La vue depuis l’arrêt de bus. Mais c’est pas de ce côté qu’on monte…

Et je débute la montée

La montagne a souffert.

Le paysage est splendide

 

Après une heure ou deux, quand on se retourne, on s’aperçoit que malgré tout, on marche… Le départ est tout au fond de la vallée

Après 3 h, le premier lac des Lacs de fenêtre.

puis, on passe entre les deux lacs suivants, avec, ici, le 2e lac avec au fond à gauche vers les nuages, le Mont-Blanc

et à gauche, le 3e lac pour ne pas faire de jaloux.
et après 5h de randonnée environ, je passe le col de Fenêtre
et on aperçoit au fond la route du Grand-St-Bernard, donc il reste environ une heure pour y arriver.
et la première indication que j’ai rejoins la:
et l’arrivée
puis le bus, la voiture, la maison…

1956

Un moment de ma vie transcrite par ma fille Delphine

9 août 1956

Ce matin-là, Léonard (nom d’emprunt) se trouvait chez Milo, un vieux monsieur du village. Celui-ci vivait dans une ferme et possédait un gros chien. Léo lui donnait un coup de main afin de bricoler un système pour attacher le molosse. Il fallait installer un bout de tôle afin que la chaîne puisse tourner convenablement. Malgré toute leur bonne volonté, en fin de matinée, le travail n’était pas achevé…

– À cet après-midi ! Je reviendrai après dîner pour terminer !

Le petit garçon partit alors chez lui afin d’être bien à l’heure pour le repas. À la maison, un imprévu se produisit et les plans de la journée changèrent au dernier moment. Florian (* demi-frère de Léo), Maurice (* mari de la mère de Léo, père de Florian) et Léo durent ainsi prendre le train afin de se rendre dans le village où résidait une soeur de Maurice.

Les trois hommes descendirent du wagon et allèrent retrouver la dame. Celle-ci n’habitait pas loin : elle occupait en fait l’appartement de la gare.

Tout se passa bien jusqu’à ce que la tante de Léonard demanda à celui-ci d’aller vider la poubelle… ou peut-être le compost. Le garçon obéit. Il descendit l’escalier, sortit de la maison. Empruntant une charrette, il y installa le sac de déchets, ainsi que son frère Florian qui pourrait ainsi profiter d’une petite balade gratuite. Poussant la carriole, Léo suivit le petit chemin, traversa la voie de chemin de fer. Le sentier continuait jusqu’au lac, mais pas besoin d’aller si loin : sur la droite se trouvait la destination souhaitée. Il y avait un gros tas avec par-dessus une bonne couche de paille. Apparemment, les agriculteurs avaient dû battre le blé juste avant.

Afin de garder l’équilibre en vidant son compost, Léonard posa un pied sur la paille. Mais soudain, avant qu’il ne se penche pour y faire tomber les déchets, il sentit une brûlure intense sous son pied… Surpris et sous le coup de la douleur, il tomba sur son bras gauche… sur le tas de paille embrasée. Avec cet amas de chaume posé par-dessus, il était impossible de voir que tout flambait en-dessous.

En feu, le garçon se releva, traversa le sentier et se roula dans la terre. Il s’agissait d’éteindre les flammes de ses vêtements.

– Que faut-il faire, maintenant ? Continuer le chemin et aller vers le lac ou alors retourner à la gare ?

Léo n’avait qu’une envie : celle de plonger dans l’eau pour stopper le feu, calmer les brûlures. A vue de nez, le lac lui semblait plus éloigné que la maison de sa tante. Il décida alors de retourner à la gare. En réalité, il n’est plus certain aujourd’hui de son estimation de distance. Mais peu importe.

A cette époque, il n’existait pas de barrières pour avertir l’arrivée d’un train à cet endroit. Léo s’arrêta alors devant la voie de chemin de fer, regarda à gauche, puis à droite, afin de vérifier qu’aucune locomotive ne se pointât à l’horizon. Cette présence d’esprit peut surprendre… sans doute l’instinct de survie. Néanmoins, il n’éprouvait aucune douleur, il ne sentait rien.

Il continua alors son chemin et arriva enfin à la gare. Juste à côté se trouvait une fontaine. Sans perdre une seconde de plus, il courut se jeter dans son eau bien froide. Il n’avait toujours pas mal.

Une fois sorti de la fontaine, il monta rapidement l’escalier qui menait chez sa tante. Celle-ci, en l’apercevant, tomba quasiment dans les vapes. Il fallait néanmoins réagir. Le petit garçon empoigna l’annuaire (un gros bouquin avec les numéros de téléphone utilisés dans le canton de Fribourg, cette histoire se passant bien, bien avant l’arrivée des écrans et d’Internet), chercha le village et appela le bistrot où Maurice et son oncle buvaient un verre.

A partir de là, les souvenirs lui font un peu défaut. Il n’y eut pas d’ambulance. Le médecin vint directement le chercher avec sa voiture. A l’intérieur, Léo ne sentait toujours rien, hormis une légère douleur au dos.

On l’emmena à l’hôpital le plus proche. Se trouvant à présent dans un état plutôt vaseux, il fut rapidement pris en charge. Beaucoup de mouvements, les médecins allaient et venaient. A moitié réveillé, Léonard surprit des paroles d’un docteur parlant à sa maman :

– De toute façon, il est perdu.

Les médecins brûlaient de l’éther pour que le garçon s’endorme ; mais c’était sans compter le caractère décidé et obstiné de celui-ci. Il tenait assurément son entêtement de sa maman, petite violette qui inspire l’envie de surmonter chaque obstacle sans rien lâcher. Hors de question donc pour Léo de dormir. Il ne cessa de se répéter :

– Si tu dors, t’es fichu.

Tel un bon leitmotiv, ces paroles le tinrent éveillé. L’esprit de contradiction également…

– Non, mais ce docteur, pour qui il se prend, celui-là ? Je vais m’en sortir, un point c’est tout.

Il lutta donc contre l’avis du médecin… histoire de lui montrer à qui il avait à faire. Son chemin ne s’arrêterait pas là.

Il réussit ainsi à survivre, prenant son mal en patience. Effectivement, ce genre de brûlures est particulièrement long à cicatriser. Nourri par perfusion, Léonard ne se trouvait donc pas dans sa forme la plus éclatante. Cette époque fut cependant le début de sa notoriété : tout le monde le connaissait… vocalement parlant, tout du moins. Le traitement consistant à appliquer des tuiles grasses sur les plaies, la douleur se révélait atroce. Les cris du garçon s’entendaient alors dans l’hôpital entier.

Une fois en meilleur état, les hurlements s’apaisant et les brûlures se cicatrisant, il se retrouva dans une chambre de six personnes. Et pour l’anecdote : les six mecs avaient le même prénom (* Léonard est un nom d’emprunt…) ! Un bon effet de mode.

Cette année, il aurait dû partir en colonie et avait reçu pour cette occasion 33 plaques de chocolat d’amis et autres membres de la famille. Les plans ayant changé, il n’eut pas le choix de rester dans la Broye. Au bout d’un certain temps, l’effet des tuiles finit tout de même par payer : Léo pouvait à présent se déplacer un peu et profiter ainsi d’une jolie vue du haut de son deuxième étage. Les fenêtres des chambres donnaient sur le côté de l’hôpital où se situaient l’entrée et une petite place de jeux. L’observation des alentours pour seule occupation, il aperçut un jour une flopée d’enfants s’y défoulant à cœur joie.

– Attendez, je vous lance quelque chose !

Léonard balança alors par la fenêtre les douceurs chocolatées pour que les galopins puissent en profiter. Les enfants apprécièrent à sa juste valeur ce geste incroyablement généreux… Ils ramassèrent avec le plus grand enthousiasme leur butin, puis une petite fille l’interpella soudain :

– Attends, je te mets une plaque sous le pot de fleurs, ici. Comme ça, tu pourras la reprendre quand tu rentreras chez toi !

Ce geste très touchant et empli d’empathie resta gravé dans le cœur de Léo.

Quelques semaines plus tard, lorsqu’il eut enfin l’autorisation de sortir de l’hôpital, le petit garçon courut grimper dans la voiture… pour en ressortir presque immédiatement. Il fila regarder sous le pot de fleurs, récupéra le précieux trésor puis retourna auprès des siens.

Cet épisode de brûlure valut à Léonard quelques séquelles. Il eut l’impression que sa mémoire avait été touchée, que son bras gauche n’avait plus la même force qu’auparavant. Et évidemment, d’énormes cicatrices demeurèrent sur toutes les parties brûlées : les bras, les jambes, le dos… Cela dura très longtemps. Bien des années plus tard, elles affichaient toujours un rouge écarlate, aussi chatoyantes que lors de sa sortie de l’hôpital. Le garagiste d’en face lui déclara alors un jour :

– Ah, je connais une dame qui peut faire quelque chose pour les brûlures.

De toute manière, Léo n’avait rien à perdre. Ces cicatrices étaient atroces ; il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour décider de visiter cette personne. Il se rendit donc chez elle, quelque part vers Villeneuve. Une fois sur place, la dame passa sa main au-dessus du bras, au-dessus des cicatrices. C’était tout.

Deux semaines plus tard, le miracle avait eu lieu : toutes les cicatrices du jeune homme avaient retrouvé la couleur naturelle de la peau. Terminé, le rouge cramoisi. Les marques étaient toujours présentes, mais désormais, ce serait en toute discrétion. Léonard fut bien obligé de croire au don de cette dame ; en dix ans, rien n’avait évolué, et là, deux semaines plus tard, tout avait changé.

Bon. En attendant, Léonard avait repris l’école comme tous les enfants de son âge. Il parvint à honorer son travail d’élève sans problème… mis à part peut-être lorsqu’il fallait grimper aux barres. Les leçons de gym se révélèrent parfois un peu compliquées, étant donné sa faiblesse du bras gauche, notamment. Mais il revenait de loin, et grimper aux barres… disons que ce n’était pas le plus important dans sa vie.

Merci Delphine

Voir https://feuilles-de-vies.ch/

10a. La Canourgue

Lundi de Pâques 22 avril 2019

Normalement je ne marche pas aujourdhui, je suis allé quand même jusqu’à la statue de la Vierge qui domine la ville.

La Canourgue

J’en ai profité aussi pour faire une heure de marche dans les environs et j’ai trouvé quelques morilles déjà un peu sèche.

La preuve… un morillon

Maintenant je suis rentré a l’hôtel je suis fatigué.

Parmi les photos que j’ai oubliées de vous présenter,  il y a celle-ci.  Savez-vous ce que c’est ?

Appareil se remontant à la clé. A quoi sert-il?

Ce soir, souper avec un filet de sandre en croûte avec une sauce d’écrevisses et ensuite du magret de canard avec des haricots, (enfin des légumes) et une tarte aux cerises pour 19 euros. Rien à dire.