20. Le Ranquas – St-Guilhem

Vendredi 3 mai 2019

20,17 km |
Total des montées 442 mètres | Total des descentes 940 mètres

Ce matin, au départ

Plus tard

Les pierres ont laissé la place à quelques spectatrices, pour un moment

Les primevères sont géantes

Et celles-ci magnifiques

Soudain le chemin remonte et devient comme ça

Puis il change, il est jalonné de pives

Et mes préférées

 

 

Et la ligne d’arrivée, St-Guilhem le Désert

Mon frère qui est à Taïpeh m’a envoyé une photo d’une devanture de magasin où l’on peut lire:

“La vie est un voyage. Profites-en ! Rencontrez est la plus belle coïncidence.”

 

19. Navacelles – Le Ranquas

Jeudi 2 mai 2019

14,57 km |
Total des montées 528 mètres | Total des descentes 288 mètres

Après un petit-déjeuner à l’Ammonite en compagnie d’une petite fille de 6 mois et de ses parents je suis parti pour une courte étape de 15 km.

En quittant le hameau du Cirque de Navacelles

Encore une fois je pensais à une étape facile et bien non. Les premiers kilomètres montent un peu d’accord, mais ensuite surplombent la rivière qui se trouve 300 mètres plus bas.

Le chemin de pierres

Et l’on a que des cailloux gris, coupant et des pierriers jusqu’à un aqueduc d’Électricité de France. Je n’aime pas de genre de chemin qui demande une réelle attention. Et là, sur certains secteurs, pas de petits buissons, c’est 200 m de glissade.

On arrive ensuite après environ 4 h de marche pour 12 km à St-Maurice de Navacelles après une nouvelle belle montée.

Dès ce lieu  jusqu’au gîte Le Ranquas il y a des cailloux mais aussi des fleurs de toutes les couleurs.

Le chemin que je préfère

Au gîte, j’ai été accueilli par Nicole qui m’a indiqué une chambre que je devrais partager avec deux dames. Le problème, c’est que je ne pouvais pas entrer dans cette chambre sans me mettre pratiquement à genoux ou à plat ventre.
Pour aller aux toilettes la nuit, je craignais. Cela a eu le mérite de me rappeler Bora-Bora où dans un espèce de clapier on a passé notre première nuit sur l’île.

J’ai dit à Nicole que je préférerais dormir sur le canapé de la pièce principale plutôt que dans le grenier.

Finalement je suis dans une petite maison fort sympathique, il faudra simplement aller aux toilettes dehors.

Ma petite maison

18. Séjour au Cirque de Navacelles

Mercredi 1er mai 2019

La cascade de la Visse
Je vous ai dit que l’on ne vous reconnaîtrait pas. Pont sur la Visse

La pyrale du buis, papillon détesté ici, a laissé la place à d’autres, nombreux ici, qui laissent indifférents les autochtones, les macaons.

Le.long de la Visse, il y a encore du buis, pour combien de temps

 

J’ai oublié de mentionner que durant tout mon périple, j’ai été accompagné par le chant du coucou. C’est toujours un ravissement, comme aujourdhui le chant du rossignol.

Le Cirque de Navacelles

Comme dernier jour de repos, j’ai bien choisi. Sous le soleil le Cirque de Navacelles est extraordinaire. Comme c’est le 1er mai, il y a beaucoup (trop) de monde.

La Visse

Comme je me baladais dans les environs, j’ai trébuché et tombé sans aucun mal, je vous rassure, mais c’est là qu’on voit que sans les bâtons et une attention de chaque instant, on fait comme ma fille Valérie, on s’achoppe à chaque pierre.

Des chaînes tout simplement
Au hameau de Navacelles

17. Aulas – Navacelles

Mardi 30 avril 2019

25,48 km |
Total des montées 708 mètres | Total des descentes 721 mètres

Le départ de Aulas et son Bec à Sucre inoubliable, m’a permis de me mettre en jambes avant la terrible montée depuis Le Vigan vers Montdardier.

Avec le soleil, c’est différent.

J’ai dépassé beaucoup de monde, car eux partaient du Vigan et n’étaient pas chauds pour la montée, et en particulier les quatre personnes qui ont partagé l’Ammonite avec moi.

Depuis le belvédère qui surplombe le Cirque de Navacelles, je n’ai pas osé prendre un des chemins proposés, noté sportif et physique, d’autant plus que mon tendon d’Achille se faisait légèrement sentir.

Le Cirque de Navacelles

J’ai pris l’alternative proposée, c’est-à-dire quelques kilomètres de plus par la route

L’arre à Le Vigan

 

Ici pas de chenilles processionnaires mais les ravages de la pyrale du buis.
La château de Montdardier
Je l’ai rattrapé, Patrice de Montpellier, car je marchais plus vite que lui ou…
Martine, Jean-Claude, Frédérique, Denis et moi

Et le soir à  l’Ammonite

16a. Séjour à Aulas

Lundi 29 avril 2019

Quand il fait beau, c’est plus facile surtout pour un jour de repos.

Avec le soleil, tout est différent. Aulas

En deux ans, je n’ai jamais fait de publicité pour un établissement où j’ai séjourné. Une exception aujourd’hui pour le Bec à  Sucre, ici à  Aulas. Une chambre magnifique, un repas exceptionnel, je recommande sans restriction Et pourtant la famille venait de perdre leur chien, un épagneul de 8 ans qui accueillait les marcheurs Ici, en plus, en arrivant, on propose aux randonneurs une lessive gratuite. Est-ce l’origine vaudoise de la maîtresse de maison?

Ma chambre

Et le pont près du gîte.

Et mon repas du soir

16. l’Espérou – Aulas

L’intérieur d’un tronc

Dimanche 28 avril 2019

16,07 km |
Total des montées 213 mètres | Total des descentes 1 088 mètres

Normalement je ne marche pas le dimanche durant ce périple, mais comme l’Espérou a la réputation d’être sinistre en raison du brouillard et de l’altitude, 1260m quand même, j’ai préféré marcher aujourd’hui et faire ma pause à Aulas au Bec à Sucre, magnifique gîte.

C’est aussi ça le Chemin

Hier soir à l’Hôtel du Parc à l’Espérou, j’ai rencontré Mathieu qui mangeait à la table à côté de la mienne. Je lui ai posé la question s’il marchait et comme il m’a répondu par l’affirmative, je lui ai proposé de venir me rejoindre à ma table. Mathieu, de Bruxelles est le parfait sosie de D. Vipret et de ce fait, il a un petit peu de peine dans les descentes et dans les montées aussi je crois. Nous nous sommes donné rendez-vous à 8h ce matin pour le petit-déjeuner et comme j’avais moins de kilomètres à faire que lui, je l’ai laissé partir en lui disant au revoir. Il faisait -1 degré avec un ressenti de -10 car il soufflait un vent glacial.

Une heure plus tard je rejoignis Mathieu car nous n’avions pas pris exactement le même chemin. Hier soir, on a chargé maps.me sur son portable, car les probabilités de se perdre sont grandes.

On descend, la nature change

Encore une fois, Mathieu est reparti et encore 4 ou 5 fois, je l’ai rejoint dans la grande descente vers Aulas. Nous sommes passés de 1300 m à 350 m et la descente est parfois scabreuse quand ce n’est pas des travaux forestiers ou le chemin transformé en ruisseau.

Nous avançons malgré les obstacles mis sur notre route

Finalement nous nous sommes définitivement séparés sous le soleil, devant mon gîte, lui devant encore faire quelques kilomètres avant le sien.

15. Meyrueis – l’Espérou

Smedi 27 avril 2019

22,50 km | Parcours à sens unique
Total des montées 802 mètres | Total des descentes 303 mètres

Il y a de nouveau des feuillus.

J’ai côtoyé le Tarn jusqu’à Le Rozier, puis la Jonte jusqu’à Meyrueis. De là, le Béthuzon et enfin Le Bonheur. Le Bonheur est une rivière qui a son pont du Bonheur, sa perte du Bonheur, son Auberge du Bonheur, l’Avenue du Bonheur et un lac qui porte le nom de Bonheur tout court.

Comme il y avait du brouillard, en plus de la fine pluie froide, je me suis arrêté au Restaurant du Lac (non, pas du Bonheur!) pour me réchauffer en buvant un thé et en mangeant une salade accompagnée d’un produit du terroir, voir la photo ci-dessous.

Comme je suis membre de l’Association des Amis de la Poire à Botzi, je me fais un devoir de goûter tous les produits traditionnels d’une région.

Aujourd’hui c’était une salade avec un pied de porc caché sous l’oeuf. Jean-François n’a pas de souci à se faire avec sa recette de pieds de porc, tiens on est bientôt jeudi. Pour les  non-initiés, c’est le jour où je vais mangé à midi chez lui et son épouse, afin qu’ils gardent en vie toutes ces anciennes recettes qui me rappellent mon enfance.

Le Bknheur

Dans ce même restaurant, un client affirmait que c’était impossible que les poutres de Notre-Dame brûlent comme ça, que c’est un complot. De là tout y est passé, et je me demande comment les Français vont se sortir de la situation actuelle. Il a même dit  des choses sur les médias, Mme Le Pen,  Fillon, etc., que je suis encore sous le choc. Nicole (ma femme), dirait que ce Monsieur n’a pas le retour.

Un ruisseau? Non, le chemin

 

14. Hielzas – Meyrueis

Pépé mon réveil de ce matin

Vendredi 26 avril 2019

14,73 km |
Total des montées 211 mètres | Total des descentes 439 mètres

 

Hier soir, au gîte du Four à pain, parmi les 8 personnes que nous étions, il y avait un couple de randonneurs d’une quarantaine d’années qui avait la particularité d’aller en ligne droite. Il avait un point fixé sur leur GPS et il essayait d’aller le plus droit possible; ils ont dû franchir une vingtaine de fois des fils de fer barbelés bordant des parcs et souvent revenir en arrière. Ce vendredi, il prévoyait de faire 30 km.

Quand je suis arrivé pour un copieux petit déjeuner ce matin, il y avait les 5 autres personnes qui m’ont bien fait rire par leur remake du sketch de Muriel Robin l’addition. A la différence de Muriel, après quelques bonnes minutes de calcul sur des serviettes de table, portable, etc., quand le responsable est revenu après avoir été payer, il manquait 12 euros.

Puis je suis parti.

Le paysage change et pourtant je n’ai fait que 8 km

Puis vint la pluie, froide, j’ai juste eu le temps de m’équiper

Ici rien ne pousse

Sauf les cailloux

Une petite exception
Magnifique

Et enfin en arrivant à Meyruies une séquence extraordinaire quelques secondes après  cette prise de vue.

A droite du chemin, on devine un rocher, 20 m devant moi. De derrière ce rocher, surgissent devant moi à moins de 5 m, légèrement en contrebas, deux vautours. Grandiose. Ils m’ont vu, ont considéré que je bougeais encore, ils sont partis, mais revenus pour s’assurer que je n’étais pas prêt à leur servir de nourriture. J’ai attendu une heure qu’ils reviennent, prêt pour la photo, mais ils avaient sans doute autre chose à faire.

 

13. Le Rozier à Hielzas

Jeudi 25 avril 2019

15,89 km |
Total des montées 859 mètres | Total des descentes 334 mètres

Je quitte Le Rozier

Et ça grimpe

Aujourd’hui
C’est la pire journée de toutes mes randonnées. Fepuis le départ de Saint Rozier 5 km de montée et 500 m de dénivellation dans la pluie, le vent, le brouillard. Je croyais faire 3 ou 4h pour rejoindre Hyelzas où je suis maintenant, il m’a fallu pratiquement le double. Le vent et la pluie qui te giflent le visage et à la fin la grêle. Mais c’est très beau.

Je me suis trompé souvent de chemin puisque j’avais plutôt le nez sur mes souliers.

Les arcs de St-Pierre

C’était vraiment le calvaire aujourd’hui, peu de photos aussi, puisque je ne pouvais pas sortior mon appareil car il pleuvait trop et j’avais peur que mon portable prennent trop d’eau. Alors voilà il faudra attendre demain pour d’autres aventures.

 

12. Almières-Combelasais – Rozier

Mercredi 24 avril 2019

19,55 km |
Total des montées 331 mètres | Total des descentes 787 mètres

Le résultat de la devinette de l’autre jour au bas de la page.

Quand j’ai rejoint Madame Calmels ma logeuse de 84 ans (c’est pour cette raison qu’elle ne propose pas de repas le soir) pour le petit-déjeuner à 8h, il pleuvait à verse et il y avait un fort vent. Les prévisions étaient mauvaises pour la journée.

Avec ma logeuse on a parlé politique, petits enfants et confitures.

Je ne me pressais pas, car l’heure d’arrivée au prochain gîte était prévue à partir de 16h.

Vers 9h je suis parti, il ne pleuvait presque pas, mais je me suis trompé de chemin. J’ai décidé de couper à travers champ pour rejoindre le GR 6. Comme il faisait très noir je décidai de m’équiper pluie. Mettre la pèlerine n’est pas chose aisée mais j’ai réussi.

Finalement il n’a pratiquement pas plu contrairement aux prévisions.

La principale difficulté est d’éviter les tonnes de chenilles processionnaires, véritable plaie ici. Madame Calmels m’a dit qu’une de ses amies a cru un jour qu’il neigeait tellement il y avait de papillons blancs.

On dirait que les pins ont des boules de Noël, ce sont ces célèbres nids de chenilles

Il y a aussi des vautours qui ont été réintroduits ici il y a quelques années, ils sont vraiment impressionnants.

Le chemin que j’ai pris n’est pas de tout repos même que c’est le St-Guilhem officiel. Il faut être vigilant, car d’un côté il y a la montagne et de l’autre côté, il y a … l’autre côté.

Ce n’est pas très dangereux car il y a des petits buissons de buis et d’autres arbustes qui peuvent arrêter un poids lourd, quand je parle de poids-lourd je parle de moi et non pas de camion. J’ai une combine qui me va bien: du côté montagne je règle mon bâton de façon à ce qu’il fasse quelques centimètres de moins que l’autre. Mais je n’ai pas eu peur, comme c’était sec, aucun problème.

La réponse à  la devinette:

« Engin de chasse, formé de petits miroirs ajustés sur un morceau de bois en forme de croissant, monté sur un pied vertical, que l’on fait tourner et scintiller au soleil au moyen d’une ficelle ou d’un ressort (miroir anglais) pour attirer des alouettes. Il s’agit donc du célèbre miroir aux alouettes

Le Chemin de Saint-Guilhem en 2019

Image copiée sur le très intéressant site   http://www.chemin-st-guilhem.fr que je remercie. Personnellement, j’ai choisi la variante en rouge pointillé.

Jour 1 – Mardi 9 avril
Transfert de Suisse en train vers/et Le Puy en Velay

Jour 2 – Mercredi 10 avril
Le Puy en Velay – Bains – 16,06 km

Jour 3 – Jeudi 11 avril
Bains – La Je Pi – Pratclaux – 17,61 km

Jour 4 – Vendredi 12 Avril

Pratclaux – Saugues – 15,41 km

Jour 5 – Samedi 13 avril
04. Saugues – Auberge du Sauvage

04a. Auberge du Sauvage

Jour 7 – Lundi 15 avril
05. Auberge du Sauvage – St-Alban

Jour 8 – Mardi 16 avril
06. St-Alban – Aumont d’Aubrac

Jour 9 – Mercredi 17 avril
07. Aumont d’Aubrac – Nasbinals

Jour 10 – Jeudi 18 avril
08. Nasbinals – Refuge du Rajas

Jour 11 – Vendredi 19 avril
09. Refuge du Rajas – Auberge du Radal

09a. Auberge du Radal
Auberge du Radal

Dimanche de Pâques 21 avril
10. Auberge du Radal – La Canourgue 16,67 km

Jour 15 – Mardi 23 avril

11. La Canourgue à Almières-Combelasais  23,89 km

Jour 16 – Mercredi 24 avril
12. Almières-Combelasais – Rozier 21 km

Jour 17 – Jeudi 25 avril
20,1 km  13. Le Rozier à Hielzas

Jour 18 – Vendredi 26 avril
15,3 km  14. Hielzas – Meyrueis

Jour 19 – Samedi 27 avril
22,9 km  15. Meyrueis – l’Espérou

Jour 20 – Dimanche 28 avril
16,2 km  16. l’Espérou – Aulas

Jour 21 – Lundi 29 avril
16a. Séjour à Aulas

Jour 22 – Mardi 30 avril
25,5 km  17. Aulas – Navacelles

Jour 23 – Mercredi 1 mai
9,6 km  – 18. Séjour au Cirque de Navacelles

Jour 24 – Jeudi 2 mai
14,57 km  – 19. Navacelles – Le Ranquas

Jour 25 – Vendredi 3 mai
20,17 km  –  20. Le Ranquas – St-Guilhem

Jour 26 – Samedi 4 mai
Saint-Guilhem-le-Désert – Cousset

 

 

11. La Canourgue à Almières-Combelasais

Mardi 23 avril 2019

23,89 km |
Total des montées 806 mètres | Total des descentes 470 mètres

Ce matin je me suis levé au chant du coq ce qui ne veut rien dire ici car on entend des coqs jusqu’à midi. Je me suis donc levé vers 6h45 car j’avais rendez-vous avec le patron de l’hôtel à 7h pour boire un café, le petit déjeuner n’est servi qu’à partir de 7h30.

Je suis allé ensuite acheter du pain et comme c’est jour de marché, une ou deux mandarines, deux ou trois pommes et vous ne le croirez pas que trois tranches de jambon cru, de quoi tenir les deux prochains jours.

Départ pour les 24 km de la journée sous une petite pluie fine pas désagréable. La montée est terrible, car les muscles ne sont pas chauds.

Heureusement quelques fleurs me servent de prétexte pour m’arrêter. Le paysage a vite changé, les genêts ont laissé la place aux genévriers et aux buis.

Genévrier
Chemin de buis

Aucun pèlerin à l’horizon, seules des processions de chenilles et des 《nids》de chenilles.

Nid de chenilles processionnaires

Ma logeuse m’a dit qu’un trail a été annulé en raison des chenilles et même une course de VTT.

Le paysage change et je me trouve devant les gorges du Tarn.

10. Auberge du Radal – La Canourgue

Dimanche 21 avril 2019 –

Pâques

16,67 km |
Total des montées 204 mètres | Total des descentes 727 mètres

Le jour de Pâques, sous une fine bruine nous sommes partis du Radal à 7h30, sans avoir pris le petit-déjeuner qui n’est servi que dès 8h. Valérie avait rendez-vous avec la Malle Postale à midi à La Canourgue. La Malle Postale est un organisme qui transporte personnes et bagages entre les étapes sur les Grands Chemins de randonnée, comme le St-Guilhem.

Nous avions calculé 4h pour faire les 16 km et autant vous dire que ça a fonctionné. Le chemin descend beaucoup mais on a eu peu de temps pour regarder le paysage et pour faire des photos.

Une fois arrivés à la Canourgue on a cherché une boulangerie pour trouver du pain, mais celle-ci avait été pillée et les trois vendeuses n’avaient plus qu’à se regarder.
La malle est arrivée à midi pile et Valérie est partie rejoindre Aumont d’Aubrac récupérer sa voiture et retourner en Suisse.

Des arbres façonnés par les vaches

Comme j’étais légèrement humide, je suis allé à l’hôtel pour déposer mon sac ou prendre ma chambre, mais le patron m’a dit que ce serait vers 16-17 heures.

C’est pour cette raison que je me suis dirigé vers la salle à manger qui était pleine de monde. On m’a dit que c’était complet, mais le praton avait réservé une table pour moi.

Au menu à 16,5 € il y avait de la tête de veau. Le plus drôle, ce sont des dames à côté de moi qui en mangeaient et qui m’ont recommandé ce plat.

Alors, sans me faire prier, j’ai pris la tête de veau comme entrée et un peu de suprême de poulet comme plat principal. La tête de veau était excellente, oui c’est possible, et en telle quantité que ça m’aurait suffit comme repas.

A la fin, je me suis levé pour payer et j’attendais vers la caisse, quand une dame de mon âge m’a rejoint. Elle me dit, au bout d’un moment qu’on pourrait partir sans payer. Je lui ai rétorqué que pour moi c’était impossible, puisque j’avais une chambre dans l’hôtel. Elle m’a demandé si j’étais là pour la fête. Je lui ai répondu non, quelle fête? Elle m’a dit qu’elle avait pris un hôtel plus loin, qu’il y avait la Fête des célibataires et qu’elle y était hier soir et qu’elle retournait danser tout à l’heure et qu’il y avait de beaux et bons danseurs. Je l’ai laissé partir à sa fête et j’ai remarqué que dans la salle du restaurant il y avait beaucoup de personnes seules.

Après le repas je suis allé dans un salon pour écrire surtout qu’enfin il y a un wifi valable. Je crois que vers 16h des clients sont arrivés pour prendre leur chambre et j’ai pu avoir la mienne. Une bonne douche, une petite sieste puis je suis parti en ville faire une promenade.

Un pêcheur à La Canourgue

 

09. Refuge du Rajas – Auberge du Radal

Vendredi 19 avril 2019

10,86 km |
Total des montées 136 mètres | Total des descentes 453 mètres –Auberge du Radal – Col du trébatut – 48100 Les Salces

Nous nous réveillons vers 9h, nous sommes seuls. Nous prenons un bon petit déjeuner, on ferme le refuge, on met la clé à l’endroit secret et nous quittons les Rajas par une route bosselée.

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Un dernier regard vers Les Rajas
Un chemin un peu trop large pour nous,

De grandes traces sur le sol. Comme on nous a dit qu’il y a des loups ici, on veut y croire. Mais on ne vous montre pas les photos des traces, on ne veut pas avoir l’air ridicule.

Et après le repas au bord du chemin trop large, une bonne sieste.

On doit dire que les kilomètres entre et l’hôtel du Radal sont les moins intéressants que nous ayons eus.

08. Nasbinals – Refuge du Rajas

Jeudi 18 avril 2019

22,97 km | Parcours à sens unique
Total des montées 526 mètres | Total des descentes 385 mètres

Refuge du Rajas – Denise et Jean-Pihlippe PIGNOL, le Brouillet

Étant donné Le copieux repas de la veille, nous n’avons pas pris de petit déjeuner, mais nous sommes tout de même passés à la charcuterie pour acheter du jambon cru et des terrines.

Pas de petit-déjeuner vu le repas de la veille.

Passage a la charcuterie pour acheter du jambon cru et de la terrine, au cas où…

Après la charcuterie et le petit supermarché pour acheter des bouteilles d’eau, nous achetons du bon pain à la boulangerie car noua ne sommes pas sûrs d’avoir un repas prévu le soir aux Rajas. Valérie profite de remplir sa gourde à la fontaine. Nous démarrons à 9h05.

Nous montons dans le vent, et faisons un petit détour à cause d’une nouvelle construction.

Nous revoyons un groupe d’etudiants, vu la veille, qui étudie… une ferme? Les oiseaux? Nous profitons de les dépasser en prévision d’un arrêt à Aubrac chez Germaine qui est une véritable institution dans la région, et qui, accessoirement, y vend de délicieuses tartes aux fruits.

Enfin, nous commençons à descendre, mais toujours dans le vent.

En arrivant à Aubrac, nous rejoignons Éric, parti quelques minutes avant nous de Nasbinals et avec qui nous avions mangé la veille. Nous nous rendons l’eau à la bouche chez Germaine qui est… fermée.

Nous optons alors pour l’Annexe d’Aubrac, un lieu hors du temps. 2 autres randonneurs s’assoient avec nous pour déguster thé et gâteaux. Nous profitons des toilettes et saluons nos compagnons de route puisque nos chemins se séparent là.

L’annexe d’Aubrac

Nous suivons dès à présent le chemin Saint-Guilhem. Nous retrouvons la forêt, la mousse, les pierres, les jonquilles et anémones. Nous grimpons et sommes heureux d’avoir un temps clair, car il est facile de se perdre. Une fois au plat, nous trouvons un chemin large, bordé de miradors, dont certains ont été chassés par le vent ou mis à terre par les animaux. Nous découvrons alors la Voie romaine, via Agrippa, et la suivons un petit moment. Nous restons dans cette forêt relativement longtemps.

Nous cherchons un endroit pour pique-niquer, mais pas de coup de coeur.

Nous rejoignons une route goudronnée, presque toute droite. Nous en sommes à 19 km de marche. La route semble interminable. Aucun arbre, aucun animal à part quelques oiseaux… et le vent en pleine face. En plein été, ce passage doit être infernal. Il est impossible de s’arrêter. Nous croisons les gemdarmes, comme quoi, la route sert à quelqu’un.

Après 4.5 km, enfin, nous retrouvons la terre. Nous marchons au sec mais profitons de faire une photo dans la neige.

Devant un joli panorama lacustre, nous nous posons pour pique-niquer. Nous savourons le pain et jambon cru achetés le matin même. Absolument délicieux!

L’endroit rêver pour manger

Nous repartons revigorés pour atteindre ces Rajas. Le gps indique qu’on l’a dépassé, mais on n’a rien vu.

Enfin, on croit distinguer un toit dans les rochers, alors que ça souffle  50 km/h au moins.

 

Arrivee et accueil par Denise. Du feu ds la cheminee, 2 thés chauds, un autre randonneur. Douche pour certains. Il fait très froid, le refuge a ouvert il y a 2 jours. Valérie reste collée au feu toute la soirée.

2 couples vont nous rejoindre.

Repas: soupe de legumes, pâté de porc maison, genisse et haricots vert. Fromage du coin et tarte aux pommes maison.

Denise raconte son histoire, instructions pour la nuit et repart chez elle. On va tous se coucher assez tot, avec 2 couvertures en plus.

07. Aumont d’Aubrac – Nasbinals

Mercredi 17 avril 2019

28,49 km | Parcours à sens unique
Total des montées 503 mètres | Total des descentes 370 mètres

Hôtel le bastide – Route de Marvejols – 48260 Nasbinals

Ma fille Valérie qui venait de chez elle en voiture, m’a rejoint vers minuit après plus de 478 km. On n’a pas fait longtemps avant d’essayer de dormir.

Ce matin au petit dejeuner à 8h, j’ai écrit un message à l’hôtel pour leur dire que nous arriverions vers 17-18 h. Mais avant 16h nous arrivions après 26 km. Les 2 km en plus ont servi à rejoindre le restaurant ce soir et à essayer de rentrer après tout ce que peut offrir la région.

Valérie et ci-dessous le pont sur le Bès

Ce sera court aujourd’hui la fatigue se fait quand même sentir.

 

06. St-Alban – Aumont d’Aubrac

Mardi 16 avril 2019

14,92 km
Total des montées 405 mètres | Total des descentes 304 mètres

Ferme Du Barry – Aumont d’Aubrac

Aujourd’hui c’est jour de deuil, ici en France, à la suite de l’incendie de la cathédrale de Paris.

Le voyage sous une petite pluie fine se passa sans problème.

 

Pour l’instant pas d’antidouleurs, pas d’anti d’anti-inflammatoires, pas d’ampoules,  rien, à part ce frottement entre les fesses qui vide ma boîte de talc.

On appelle ça le loup, donc je vais parler de la bête de Gévaudan, car j’ai lu une bande dessinée de J.-L Pesch cette nuit.

Illustration qui trônait dans ma chambre cette nuit

La guerre des Camisards dans la région dura jusqu’en 1762 et ces événements graves peuvent, peut-être, en partie, expliquer cette histoire. De plus de septembre 1720 à 1721 le Gévaudan fut touché par la peste de Marseille qui fait plus de 5500 victimes. Les années 1748 1749 et 1750 furent des années de disette qui décima la population. La famine continuera à sévir très longtemps. L’hygiène des animaux était inexistante et en 1751 se déclencha une grave épidémie des bêtes à laine et des épizooties de fièvre aphteuse qui touchèrent les bovins jusqu’en 1763.

Le passage de Mandrin avec sa bande armée semait la terreur dans la région. La guerre de Sept Ans contre la Grande-Bretagne, la Prusse et l’Autriche pris fin en 1763 et fut néfaste à la France. Il y avait eu un fort recrutement d’hommes de 16 à 40 ans et plus de la moitié n’en revinrent pas, morts au combat ou de maladie. Beaucoup reviennent blessés.

Les hommes valides et les femmes assurent les travaux des champs et les enfants allaient garder les animaux au pâturage. En 1758 l’industrie des étoffes commença à prospérer. Les Montagnards qui vivent toujours dans la misère se prirent à espérer. A Alès et à Anduze se créèrent des manufactures de chapeaux de feutre. Cela provoque une chasse intense aux animaux sauvages,  déjà très chassés pour la nourriture.

Cette disparition du gibier affama sans doute les loups qui étaient fort nombreux et on peut penser que certains d’entre eux ont pu prendre goût à la chair humaine en dévorant les cadavres laisser ça et là par ces incessants conflits.

Les bêtes de Gévaudan firent entre 88 et 124 morts, principalement des femmes et des enfants pour les raisons expliquées plus haut.

05. Auberge du Sauvage – St-Alban

Lundi 15 Avril 2019

14,59 km |
Total des montées 126 mètres | Total des descentes 461 mètres

Véronique et Alain TRAUCHESSEC – 06 70 11 20 54 – St-Albn

Il est un peu moins de 9 h  je quitte le Sauvage par moins 5 degrés.

Le repas  hier soir, à  la ferme du Sauvage était correct. Avec un marcheur qui était assis à côté de moi, on a pris une bouteille de vin du pays. Nous avons ensuite commandé un digestif sous la forme d’un petit verre de serpolet (sorte te thym). Pas mal, mais il titre 45 degrés et ça se boit comme de l’eau.

Comme j’ai décidé de marcher moins rapidement et moins longtemps que les autres randonneurs, les rencontres que je fais sont plus brèves et moins enrichissantes. Hier soir c’était à celui qui faisait le plus de kilomètres et même l’un d’entre eux avec sa compagne blessée a programmé 28 kilometres pour aujourd’hui.

Je rencontre des <sauvages>, c’est la meneuse d’âne qui le dit et un animal qui marche, alors qu’un autre nous donne à  boire.

Peu avant cette fontaine, je me suis endormi sur un banc en bois, bien à  l’abri du vent, mais au soleil,  comme quoi la température est supportable.

Quelques centaines de mètres plus loin, j’ai reconnu un endroit où je vais fait une photo l’année dernière avec le petit Louis.

Photo d’avril 2018

La  mémoire est quelque chose d’exceptionnelle.  De chaque étape, je ne me souviens de pas grand-chose, mais c’est comme une bobine de film qui se déroule devant soi, l’on se rappelle tout d’un coup ce qui va apparaître. Et là  je vous assure je n’avais pas la photo de l’année dernière devant les yeux.

04a. Auberge du Sauvage

Dimanche 14 avril 2019

Auberge du Sauvage

Comme j’obéis à mon médecin et à  ma femme, ou le contraire, aujourd’hui repos. Plus de problème physique, depuis que j’ai trouvé du talc à la pharmacie. Et oui, je retourne en enfance.

Je profite de revenir sur les poteaux téléphoniques que j’ai critiqués. Et bien, ils ont essayé d’améliorer leurs silhouettes  mais c’est encore pas ça.

Quand on arrive à Saugues on voit la bête du Givaudan  je pense que c’est un attrape tourisme car elle doit être morte, elle n’a pas bougé depuis l’année dernière.

Hier à mi-chemin de Saugues au Sauvage on traverse le Falzer qui m’a fait penser à mon père qui employait les mots falzut ou falzar pour les pantalons. A cet endroit, on pouvait visiter une fromagerie. Je me suis abstenu pour ne pas faire de peine à nos amis gruyèriens,  je suis resté pour garder les sacs des visiteurs.

Mais il y avait trois chiens, un s’est couché sur le banc pres de moi, le deuxième à mes pieds, pendant que le sournois troisième a fouillé dans un sac qui était hors de ma vision pour trouver de la nourriture. Celle-ci ne lui a pas convenu puisqu’il a pissé sur le sac.

Photo de Gérard Gardes

04. Saugues – Auberge du Sauvage

Samedi 13 Avril 2019

19,12 km
Total des montées 590 mètres | Total des descentes 248 mètres

Auberge du Sauvage en Gévaudan – Le Sauvage, 43170 Chanaleilles

Hier soir quand je suis arrivé  à  la  dentelle on m’a dit que je serai le seul marcheur avec la famille. Je leur ai dit que je portais chance et que ça  m’étonnerait qu’il n’y ait personne d’autre.  Au moment du repas, il y avait deux tchèques,  deux américains,  deux allemands, deux normands, quelques français  et moi.

Ce matin il fait relativement froid ressenti de -4 et le Chemin est agrémenté  de jolis dessins.

On remarque aussi qu’il n’y a pas que des hommes qui font le chemin.

 

Et le paysage fait oublier le froid, qui au bout de quelques minutes, on ne sent plus.

On y fait de belles antiques rencontres.

Je me suis appuyé contre la pierre à l’endroit indiqué et j’ai eu l’énergie suffisante pour me redresser et continuer mon Chemin.

Bon il y a aussi des parkings où les voitures sont bien alignées malgré l’absence de lignes blanches.

Une grande image pour oublier ce spectacle.

Et pour finir, nous arrivons tranquillement au Domaine du Sauvage.

Et l’on s’arrête tous pour photographier un chanp  de  jonquilles.

Le soir, nous étions une bonne trentaine pour un bon repas avec du fraçou. Je suis moins disert cette année est-ce le fait d’être déjà passé par là.  La semaine prochaine, sur le chemin de St-Guilhem, il y aura de la nouveauté.

 

03. Pratclaux – Saugues

Vendredi 12 Avril

15,41 km
Total des montées 573 mètres | Total des descentes 377 mètres

La dentelle du Camino – 48 rue de la Margeride, – 43170, Saugues

Après une halte merveilleuse à La Je Pi, je joins deux photos faites hier. La première c’est ce tronc d’arbre avec une écorce extraordinaire où  je distingue un visage. Je vous assure, pas de photoshop.

La deuxième c’est une plante grasse que je ne connais pas, mais elle est ravissante.

Je suis parti vers 10h15 car à 8h il faisait 0 degré seulement, mais du soleil et du vent.

Après Monistrol

On grimpe et quand on se retourne on distingue vaguement le village où l’on est passé.

Il y a aussi la partie moins glorieuse.

Mais les beaux passages font oublier qu’il doit y avoir une énorme circulation ici car les tas de pneus sont légion.

J’ai  beaucoup de difficulté de connexion aujourd’hui, deux heures pour ces quelques lignes, alors je continuerai demain.

Puis l’arrivée à Saugues, avec une photo qui ressemble à  celle de la saison 1.

02. Bains – Pratclaux

Jeudi 11 Avril

17,61 km
Total des montées 377 mètres | Total des descentes 593 mètres

La Je Pi – Madame Perez Violette gérante – +33 6 35 19 04 07  – ciboulot1939@hotmail.fr  – Pratclaux, 43580 Saint-Privat-d’Allier

Pour commencer la journée,  je vais vous parler de la chatte qui était sur mes genoux hier soir. Elle s’appelle Malin, pas commun pour une chatte, c’est sûrement l’oeuvre du diable. Un pèlerin de Grenoble avait pris sa chatte pour faire le Chemin. Mais il s’est rendu compte que c’était impossible alors il a cherché une bonne âme pour s’en occuper. A la ferme où j’ai séjourné ils l’ont accepté en juillet et le pèlerin à pris plusieurs fois de ses nouvelles. Quand en février de l’année suivante il voulut récupérer sa chatte, comme elle se trouvait bien à la ferme, il fut décidé de la laisser là.

Le soir j’ai mangé en compagnie de toute la famille et la discussion a tourné autour d’un manque de treillis pour terminer une clôture.  C’était très sympa et très bon.

Aujourd’hui, fidèle à mes habitudes, j’ai pris un autre chemin que celui que j’avais prévu. Comme je suis dans la région spécialisée dans les lentilles, j’en ai pris un kilo pour les semer comme le petit poulet, comme ça si je me perdais je retrouverais mon Chemin. Je vous vois sourire, mais aucune inquiétude, ce sont des lentilles vertes donc sur le sol rouge je les voyais bien. Je me suis pas trompé mais je n’ai pas eu le courage de revenir en arrière ramasser mes lentilles.

J’ai trouvé une grotte qui m’aurait abrité de la pluie, mais qu’une faible bruine m’a accompagné aujourd’hui.

Ici aussi, ils ont des épareuses moins bien aiguisées qu’à Corcelles-près-Payerne où tous les mûriers et sureaux ont trépassé.

Quant à leurs poteaux électriques,  quel manque de goût,  ils ne ressemblent à rien, chez nous au moins on dirait des sapins.

Une photo qui rappelle la saison 1.  J’avais fait la même à  Rochegude

 

Maintenant je suis au chaud

Ne pas oublier Nala la chatte à dans son panier en bas à gauche.

01. Le Puy-en-Velay – Bains

Mercredi 10 avril 2019  –16,41 km
Total des montées 404 mètres | Total des descentes 117 mètres

La Ferme de St- Jacques – Route du Puy – 43370 Bains

Je suis parti vers 7h pour la cathédrale. Quand je suis arrivé la messe se finissait et commençait la bénédiction des pèlerins par un prêtre très rigolo. L’équipe de jeunes s’est bien marré. A part ce groupe quelques marcheurs, une dizaine au maximum.

J’ai demandé  d’ouvrir la trappe pour sortir. La soeur qui m’a à la bonne l’a ouverte malgré le froid, juste pour moi.

Puis elle referma la porte.

Après 2 km nous n’étions plus que deux, Amélie la crêpiere, bretonne bien sûr, et moi sur un lit de lave

 

Amélie

Nos chemins se separėrent après une dizaine de km à une variante. Comme elle voulait une photo d’elle …

Après avoir pris la variante par Bains, j’arrivai à  hauteur d’une dame un peu perdue. Elle avait pris la variante sans le savoir. Nous avons fait le point avec maps.me et à une intersection. Encore une femme remise sur le bon chemin par un ange.

Et me voilà à la ferme, avec une chatte sur les genoux.

C’est reparti

De Cousset à Le Puy en Velay

Le voyage s’est bien passé, les trains n’avaient pas beaucoup de retard et je suis arrivé vers 15h à le Puy-en-Velay.

Le convoi illustré ci-dessous est celui qui m’a mené  de Genève à Lyon.

J’ai trouvé la gare de St Étienne Chāteaucreux bien jolie.

Et que dire de ses abords.

 

Dans le dernier train, une dame est allée aux toilettes. Au Continue reading “C’est reparti”