Les tours et remparts de la ville de Fribourg

Dernièrement, j’ai décidé de suivre le parcours proposé par l’Office du Tourisme de Fribourg, c’est-à-dire marcher sur les remparts de la ville de Fribourg.

Après un passage à l’Office du Tourisme, (je ne savais même pas où il était situé, je croyais qu’il était encore près de la gare), mais il se trouve à L’Equilibre, cet amas de boîtes à chaussures au milieu de la ville,  je suis parti vers la Tour Henri.

Comme de coutume je ne parlerai pas de l’histoire de ces monuments, remarquables par ailleurs, vous trouverez tout sur le dépliant et sur internet.

Simplement  je vous dis que cela vaut la peine de prendre trois heures pour ce trajet. Habitant près de Fribourg et ayant été à l’Ecole secondaire il y a près de 60 ans dans cette ville, l’ayant abordée par tous les sens, je dois dire que les points de vue  présentés par l’ouverture au public des remparts sont extraordinaires.

On passe par la Porte de Morat et l’on descend vers la passerelle des Neigles, on traverse la Sarine et on la suit un moment, puis on monte à la Tour des Chats, et ensuite on se paie la jolie montée vers la Tour de Dürrenbühl et ensuite Lorette, puis on redescend pour prendre le funiculaire, vraiment c’est surprenant.

Seules notes discordantes à mes yeux, le dépliant a l’air bâclé, pas assez précis et la signalisation sur place laisse à désirer. Heureusement que je connaissais la ville, j’ai remis plusieurs personnes sur le droit chemin..

Mais pour moi, ce fut un pur bonheur.

 

Le pont suspendu le plus long du monde

Il fallait que je le fasse, maintenant que je peux à nouveau marcher. Départ à 5 h du matin de chez moi pour Randa près de Zermatt, lieu de départ de l’excursion du jour. 207 km environ et me voici dans ce petit village. Je parque dans un petit parking de 20 places environ, près de l’Eglise, cela dissuade les éventuels voleurs. Je n’ai pas réussi à compter exactement le nombre de places puisqu’il y avait déjà 3 véhicules parqués! Je paye mon écot, c’est-à-dire 4 francs pour 8 heures. Voilà des Valaisans qui savent faire avec les touristes de passage. A Fribourg, pour visiter les remparts, les parkings disponibles coûtent 2 francs de l’heure avec un maximum de 3 heures. En arrivant, le lever du soleil sur le Weisshorn (derrière l’arbre) était magnifique. (J’ai d’autres photos si vous désirez vraiment le voir).

J’entame la montée que je trouve très pénible, je pense que c’est parce que ça monte dès l’Eglise et que j’ai passé deux heures et demie dans l’auto. Enfin le sentier est fait de grosses pierres qui dépassent de temps en temps d’un tapis de poussière et de terre. Je me dis qu’il vaudra mieux descendre avant la pluie, car ça doit glisser un max.

Puis après une à deux heures d’effort, selon votre degré d’entraînement et l’état de vos articulations, il est là.

Un peu d’allemand ou d’anglais afin de m’épargner des chiffres inutiles.

Et enfin après un petit casse-croûte, la traversée. J’ai attendu que le seul individu visible à la ronde ait fini sa traversée pour m’élancer sur cet amas de ferraille de 65 cm de large. Et bien sûr, alors que j’avais déjà fait une centaine de mètres, trois personnes s’élancent depuis l’autre côté et là, ça commence à bouger. A 4 km/h, il faut 7 minutes environ pour traverser, donc il va falloir se croiser. Comble de chance, la dame qui était en tête marchait avec deux cannes. Je me suis arrêté, j’ai enlevé mon sac à dos, je l’ai posé par terre et je me suis collé contre la barrière un peu plus loin. Le monde est passé et nous avons bavardé un moment en allemand et en anglais, donc je n’en sais pas plus qu’avant. (Je plaisante, comme qui dirait quelqu’un).

Depuis de l’autre côté, c’est encore plus beau…

Juste pour les peureux, une photo du plancher… du pont

Et puisque nous sommes en Valais, une dernière pour la route.

En descendant, vers 11 heures, j’ai croisé au moins 100 personnes qui montaient aussi péniblement que moi.

Je recommande les bâtons pour la descente surtout, pour les personnes qui comme moi, dépassent l’âge idéal de faire des randonnées de ce genre.

 

Randonnée vers l’Hôtel Aescher

Randonnée vers l’Hôtel Aescher

Après avoir “dormi” dans la voiture (pas par radinerie, mais comme je suis arrivé vers 22h30 de Lenzerheide et que je comptais me lever à 5h, vraiment ça ne valait pas la peine de dépenser 200.- pour quelques heures et en plus ça me rappelait ma jeunesse), à Wasserauen (876 m) dans la région de l’Alpstein, je me suis élancé, à 6h pile pour le Seealpsee (1141 m). Je suis parmi les premiers et je souffre car l’ascension est raide dans la forêt mais avec les bâtons et quelques arrêts, ça va. Il souffle fort et j’ai peur qu’il fasse un orage.

Le départ à 6h

C’est ma première randonnée après deux mois de physio pour soigner mon tendon d’Achille de la jambe gauche. J’ai déjà fait plusieurs fois les remparts de Fribourg, voir mon article donc cela devrait aller. Je vais monter à pied et faire la descente en téléphérique (20.- la descente), car les genoux font toujours mal chez les personnes ayant dépassé les 70 ans. (Fallait que je le place)

La vue est superbe et petit à petit je me sens bien. En descendant (60 m de dénivelé, faut pas rêver) vers le Seealpsee, je croise quelques bestiaux et c’est tout.

Après 1h 20 environ j’arrive à la première perle du périple.

Ce lac est magnifique, par contre le temps un peu moins, ce qui fait que les photos sont moins belles que sur les prospectus. Je bois deux cafés (j’ai deux jambes) au Gasthaus Forelle  puis j’entreprends la montée vers le but de la journée le célèbre l’Hôtel Aescher à environ 1454 m d’altitude. Je ne pensais pas que c’était possible de passer là où l’on monte. Mais il y a sur une bonne partie du parcours un câble pour se tenir. On ne se rend pas compte sur la photo, mais ça grimpe dur, mais sans danger. Par contre je déconseille la descente car les “marches” sont hautes et ça doit faire mal aux genoux.

Puis (depuis là, il ne paie pas de mine mais vous allez voir) …

Peu de monde encore, il est 9h30 je crois, donc je bois un Rivella (mon sponsor). Je ne pensais pas que finalement on se trouve sous la paroi qui fait un surplomb et je me déplace pour prendre  “La photo”. C’est à couper le souffle. C’est pourquoi on le nomme le plus bel hôtel du monde.

Enfin je rejoins la télécabine (20 minutes environ) en passant par la Maison de pierre puis la Wildkirchli, la grotte avec des objets préhistoriques de l’âge de la pierre et des squelettes d’ours. Mais moi, ce qui m’intéresse, c’est ça:

Bon j’abandonne, je suis fatigué, mais de loin c’est la plus belle randonnée que j’ai faite.

Des questions

Il y a des jours où je me pose des questions, des questions de tout ordre.

Aujourd’hui je me rappelle avoir lu un article je ne sais plus où, sur la violence. J’en avait gardé quelques chiffres.  On entend toujours dire que notre monde est violent, qu’il y a beaucoup de crimes, etc. Dans l’ancien temps, environ 15% des décès étaient dus à la violence. Au siècle passé, on en était à 5 %. Actuellement, ou plutôt au début de notre siècle, seul 1% des décès était occasionné par ce phénomène.

En 2012, environ 56 millions de personnes ont quitté notre monde pour un soi-disant meilleur abri. 620’000 l’ont été par des actes de violence humaine, la guerre n’étant responsable “que” de 120’000 victimes, les crimes 500’000.

Par contre, près de 800’000 personnes se sont suicidées. La comparaison est encore plus édifiante si l’on considère que près d’un million et demi d’individus sont morts du diabète. Je me souviens avoir lu que le sucre est plus dangereux que les canons.

Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera toute sa vie à croire qu’il est stupide. (A. Einstein)

Cuba – La Havane

Première surprise. On y habite… malgré la vétusté

Je n’arriverai jamais à comprendre les compagnies d’aviation. Ils chargent d’abord l’avant de l’avion et ensuite les autres doivent attendre, bousculer les premiers arrivants pour atteindre leurs places. Ne me dites pas que c’est pour que les premières classes soient les premières à s’assoir, car moins on est longtemps dans l’avion, mieux c’est. Il faut vraiment que je me renseigne. D’autant plus que l’autre jour, quelques passagers ont oublié d’embarquer, ce qui fait que le personnel de la compagnie a dû débarquer leurs bagages, en presque une heure quand même.

Avec un vol de 10h30 à ajouter ça fait pas mal, surtout que le Boeing 777 d’Air France a été conçu sûrement par des non-américains, car la largeur des sièges ne permet pas à un homme normal comme moi à s’asseoir. Je touchais de chaque côté. J’avais réussi à obtenir des places près des issues de secours ce qui fait que pour les jambes au moins, ça allait très bien. Il faut dire aussi que ces places étant très limitées, ton voisin, par exemple, le danois d’aujourd’hui, fait 2m et 120 kilos.

Cette nuit j’ai trouvé une explication sur l’embarquement en réfléchissant, pas par internet, il n’y a pas de réseau ici. Serait-ce une question de répartition de poids ? A confirmer.

Air France doit encore faire des efforts pour les repas. Plus de 12 heures dans l’avion avec un seul repas, c’est insuffisant pour une personne comme moi. Responsable de la sortie de secours, il faut que j’aie les idées claires, non. Ensuite, pour la première fois de mes nombreux voyages, les gens allaient se servir de boissons, de sucreries dans la partie réservée au personnel. Certains ouvraient même les compartiments où sont rangés, la nourriture, les boissons et tout le reste. Incroyable… n’est pas français.

A l’arrivée les formalités douanières se sont passées sans problème particulier, sauf qu’à l’arrivée ici on scanne à nouveau vos bagages à main. Et par hasard ils ont découvert dans mon sac à dos une petite lampe de poche que j’y avais glissée. Les filles aux bas résille, et oui c’est vrai cela rassure les touristes peut-être, n’ont rien laissé passer, elles, pas comme à Genève et à Paris. Le transfert était assuré et nous sommes arrivés à l’hôtel vers 21 h soit plus de 24 heures après avoir quitté la maison.

Depuis la chambre d’hôtel (Le Deauville)
Depuis le balcon de la chambre d’hôtel

Une statue

Une de leurs célèbres voitures
Et quelques autres

 

Je voulais une photo d’un Mig. Photo prise lors du tour de ville
Avec notre guide Mavie et notre voiture pour le tour de ville
Le hall d’entrée de la maison arabe
Magnifique
Sur Malecón – Les pêcheurs

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La Havane – Viñales

 

Il s’agit d’un homme réel, maquillé,.qui accompagne Nicole

Notre chauffeur francophone, Henry nous mena en direction de la très belle vallée de Viñales (2h30 de trajet). En chemin nous avons eu l’occasion de découvrir la région de Soroa avec son jardin d’Orchidées, mais pas sa cascade, car Henry a oublié de nous la montrer.

L’après-midi, visite de la culture du tabac chez un petit exploitant. Cela m’a rappelé beaucoup de souvenirs, car ils travaillent comme quand j’étais enfant. Sauf que les aiguilles qui servent à enfiler le tabac sont faites ici avec des baleines de parapluie. Le séchage est identique, dans de petits hangars. Ils divisent le plan en quatre parties, feuilles du bas, d’en haut et deux parties intermédiaires.

Ensuite un monsieur nous a montré comment il roulait les feuilles de tabac pour la confection d’un cigare N°4. On en a goûté un. Une petite astuce, il plante le bout du cigare que l’on met dans la bouche dans un peu de miel, ça donne envie de fumer. Avis aux amateurs, j’en ai acheté un paquet pour les personnes qui chez nous apprécient les vrais cigares.
A notre arrivée à Viñales, nous nous installons confortablement chez Santiago et Toñia.

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Viñales – Playa Larga – Cienfuegos – Trinitad

Changer de l’argent n’a pris que quelques minutes aujourd’hui. Ensuite on a essayé de se connecter mais je n’ai réussi qu’à passer quelques textes sur mon site puis je suis coupé.

On s’est arrêté en route au bord de la mer pour prendre des photos. Il y avait une famille de pêcheurs qui tentaient de ramasser des Bernard l’hermite, pour aller pêcher ensuite. L’homme avait un véhicule très particulier qui a intrigué notre guide.

Ensuite une plage, Caleta Buena où je me suis reposé de… rien et j’ai mangé le meilleur poisson de la semaine. Il faut dire que les menus ne sont pas très variés: le chou, le riz, sont incontournables.

Devinez ce qui se trouve sur la route et qui sèche au soleil?

Et bien c’est du riz. Chaque jour, des hommes étendent le riz sur la route pour le faire sécher et vers 16h ils le remettent en sac, et cela pendant 2 mois et nous payons le riz à un prix dérisoire chez nous.

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La rentrée

Lundi 26 Novembre

A Cayo Las Brujas, lundi vers 15h un “collectivo” vient nous chercher pour nous amener à La Havane. Avant, j’ai eu le temps et surtout la possibilité de me connecter à l’application d’Air France pour l’enregistrement et surtout pour changer les place afin d’obtenir des places avec de la place pour mes jambes. Ce qui fut assez facile à obtenir avec le reste de ma carte Wifi.

En route nous croisons un train et sa fumée du diesel

Quant le “collectivo” est arrivé, l’aide chauffeur à demander aux Schmidt où il devait nous conduire à La Havane, et là, on s’est rendu compte qu’on ne savait pas où l’on allait et comme on logeait chez l’habitant ce n’était pas facile. L’aide-chauffeur a été admirable, heureusement j’avais enregistré toutes les adresse de secours utiles et il a fait le nécessaire pour, après 2 heures de communications, avoir le nom de l’Hôtel où nous déposer et nous assurer que quelqu’un viendrait nous chercher. De Cayo Las Brujas à La Havane, il y a environ 360 km ce qui prend plus de 6h puis que nous sommes arrivés après 21h.

Des acrobates, non des peintres en bâtiment

Un jeune homme nous attendait pour nous mener chez un particulier qui n’avait plus de place. Après 2 minutes ils avaient trouvé une autre maison où nous fûmes bien accueillis au centre de la vieille ville. Nous sortons pour nous promener et Nicole demande à une jeune noire où aller pour entendre de la bonne musique et boire un verre. Elle nous proposa le Sia Cara près du Capitole. Ambiance du tonnerre, musique géniale, vraiment ce qui fallait pour terminer ce voyage.

La circulation à La Havane avec ses vielles voitures

Le lendemain, après un repas au Moneda Cubana (attention, plusieurs restaurants portent ce nom) près de la cathédrale, le taxi nous amène à l’aéroport où Nicole fulmine car les filles en bas résille lui ramassent ses deux briquets lors du contrôle des bagages à main.

Enfin nous décollons à l’heure, je suis toujours serré comme une huitre dans ces sièges vraiment pas assez larges. D’ailleurs l’hôtesse vient vers moi en me disant: “Vous avez sonné?” Non, j’avais simplement bougé. Après quelques heures de vol nous sommes très heureux d’arriver à Paris avec 40 minutes d’avance en raison des vents violents qui nous poussaient vers La Capitale. Nous déchantons assez vite, le commandant nous avertissant qu’il fallait préparer notre place de débarquement et que ça prendrait 10 minutes. Finalement, nous débarquons après 40 minutes.

On se dépêche pour prendre la correspondance pour Genève, avion à l’heure et nous arrivons à Genève avec 15 minutes d’avance, mais là aussi, il a fallu attendre au bord  de la piste pendant quelques minutes.

Tout se passe bien, nous prenons le train pour rentrer par Yverdon-les-Bains, mais à Estavayer-le-Lac, une annonce dans le train nous indiquant qu’en raison de problèmes sur la ligne le train ne va pas plus loin. Je vais me renseigner chez le mécanicien pour savoir ce qui était prévu pour la suite et il nous a dit: “Débrouillez-vous”, j’ai même entendu: “Demerdez-vous”

Alors on s’est démerdé et on s’est remémoré qu’à Cuba quelques heures avant le personnel s’est démerdé pour nous aider. Changement de mentalité.

20-26 Novembre – Cayo Las Brujas

D’abord pour vous faire saliver. Petite île qui malheureusement, voit se construire de nombreux hôtels.

Heureusement on est arrivé avant.

Il s’agit de Cayo Las Brujas, (les sorcières).

Une des sorcières, non pardon

Jeudi 22 Novembre

Rencontre avec un guide, Christophe et deux Allemands sympas, Petra et Frank.

En fin d’après midi, horreur. Impossible d’ouvrir notre coffre fort où toute notre fortune de voyage et les passeports reposent. Comme la femme de ménage est passée aujourd’hui je suis très inquiet, même qu’ici on n’a jamais eu l’impression qu’il pouvait arriver quelque chose. On n’a jamais entendu parler de vol, d’agression de la part des guides que nous avons côtoyés pendant le voyage.

A la réception le préposé a dit qu’il nous envoyait quelqu’un. En une seconde, avec son appareil il ouvre le coffre. Rien n’a disparu. A n’y rien comprendre, je suis certain que le code était juste. Enfin voilà une petite péripétie de la journée.

Samedi 24 Novembre

Ici le temps est différent

Les Brujas est située sur une île reliée, comme d’autres îles, par une digue d’une cinquantaine de kilomètres. Nous sommes vers le milieu, vers le kilomètre 35 environ.

Cette digue a été construite afin d’ouvrir ces îles au tourisme. Chaque année les tempêtes en abîment une partie qui doit être reconstruite. Il y a une trentaine de ponts, peut être davantage qui permettent à l’eau de circuler. Actuellement l’hôtel Villa Las Brujas dispose d’une plage magnifique mais comme ce sont des bungalows bas de gamme, bon marché pour les touristes, des hôtels plus luxueux sont en construction de l’autre côté de la plage, longue de 2,5 km environ. Le paradis n’existera plus.

La végétation est très dense mais il y a peu de vie visible, peut-être que les crabes pullulent mais on ne les voit pas. La conscience écologique des cubains étant proche de zéro, les boîtes de bière sont moins rares que les oiseaux par exemple. Heureusement le cuisto d’ici nourrit trois magnifiques “gatos’ une mère gris tigré avec deux petits en très bonne santé.

Question poissons, c’est assez la misère. Deux ou trois orphies aperçues lors de nos marches le long de la plage et c’est à peu près tout.

On ne parle pas du régime politique, chaque travailleur touche l’équivalent d’environ 50 francs par mois, donc le moindre pourboire est apprécié. C’est pourquoi les touristes sont plutôt généreux avec les pourboires.

Les cuba libre ou autre piña colada coûtent environ 3 francs et le paquet de cigarettes cubain coûte 80 centimes.

Comme tout le monde travaille et reçoit son salaire de toute façon, le moindre travail prend beaucoup de temps. Un petit escalier de 10 marches pour rejoindre la plage nécessite, car c’est pas encore fini, 8 personnes depuis une semaine. Les journées doivent être longues, car même seul, j’aurais fini.

Hier, une bonne quinzaine d’hommes sont passés sur la plage pour ramasser les détritus. Chacun porte une cannette jusqu’au porteur de sac et revient pour reprendre un autre déchet et la plage peut être considérée comme très propre.

J’avais il y a quelques jours parler de la difficulté de communication par mail ou autre moyen. On doit acheter des cartes de la compagnie Etecsa au prix d’un CUC, l’équivalent d’un euro, pour être connecté pendant une heure.

Ensuite vous vous rendez au centre de la ville par exemple où toutes les personnes se rassemblent pour se connecter, donc le signal est de plus en plus faible selon l’affluence. Il m’a fallu une heure pour passer une photo…

Afin de limiter ma présence dans les queues, j’ai acheté plusieurs cartes, mais à ma grande surprise, elles ne fonctionnent pas dans une autre ville. Ici à Las Brujas, j’ai dû en racheter une pour envoyer de mes nouvelles. Le lendemain, il n’y avait plus de cartes, il fallait attendre un jour. Par contre le signal est bon, puisque c’est le début de la saison et il y a peu de monde.

Pour les repas il n’y a qu’une petite carte, toujours la même pour le matin, midi et le soir et pour toute la semaine. Trois sortes de salade, 1 de soupe, 2 de poissons, 2 de poulets, 1 de porc et de boeuf (qu’on a pas réussi à obtenir, problème de conservation) des frites et avec supplément des crevettes ou de la langouste.

Il y a quelques jours, nous avons mangé de la langouste, mais la façon de la préparer ne la rend pas appétissante. Elle devient aussi dure que le poulet qu’ils préparent, mais tout est mangeable, on ne se plaint pas.

Vers Playa Larga, où nous sommes restés un jour, au printemps, après les pluies il y a tellement de crabes qui traversent la route que celle-ci devient très dangereuse car le la forme une couche de crabes morts et aussi la nuit, car voyant les voitures arriver avec leurs phares, ils se dressent avec les pinces en l’air et celà finit par crever les pneus.

Les crabes traversant la route. Photo trouvé sur internet.

Dimanche 25 Novembre

Une discussion avec un Cubain que j’essaierai de rendre méconnaissable m’a fait beaucoup progressé sur leur statut. Le salaire est encore moins élevé ici et il m’a dit qu’il était stressé.

J’ai ri bien sûr quand on voit avec quelle nonchalance ils font les choses. Il a expliqué que son stress est, par exemple, de trouver du lait pour ses enfants, maintenant qu’il a un peu d’argent. Il en trouvera peut-être, mais ensuite il n’aura plus d’argent et c’est pour tout comme ça.

 

et on vit là

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Trinidad

VISITE DE TRINIDAD

Journée libre consacrée à la visite de la ville avec ses places coloniales, son marché de l’artisanat et sa fabrique de poterie.

La rue où nous logeons

La canchanchara la vraie boisson traditionnelle avec de l’alcool de cane, du miel, du glaçon du citron est excellente. Les autres boissons, cuba libre, mojito, diakiri sont moins vieilles.

A l’intérieur de cette église désaffectée, il semblait q’une lampe était Lavieille église

 

Visite d’une tour de garde d’une ancienne ferme sucrière,  afin de surveiller les esclaves.

La vue depuis en haut. Sept étages quand même.

Notre guide et Nicole travaillent sur une meule à café

Les jeunes se rassemblent près de la cathédrale

Visite en catamaran de l’île Playa Blanca et ses iguanes

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Les Marindes

Les Marindes ou enfin, une partie de la montée au Marindes, après Charmey, direction Jaun, il y a, sur la droite, un chemin indiqué Gros-Mont. La montée fut plus longue que dans mes souvenirs jusqu’au parking . Question de rendez-vous, je n’ai pas eu le temps de monter àpied jusqu’à la Cabane des Marindes, mais l’exercice était très réussi.

Quelques photos prises dès 9h. Presque personne.

Par contre, dès que je suis redescendu et arrivé au parking du Gros-Mont, ce dernier était envahi, plus une place de parc et j’ai croisé un flot de voitures qui montaient. La route étant très étroite et avec des virages cachés, ce fut la partie la plus difficile de la balade. J’ai croisé plus de trente voitures et certains inexpérimentés ne savaient pas se mettre de côté pour croiser. Epique.

Qui suis-je? – Michelange Schmidt

Michelange – Bien sûr, vous vous posez légitimement la question: Qui c’est celui là?

Si je réponds un peu à votre question c’est simplement pour que vous compreniez mes propos et mon cheminement. Malheureusement pour beaucoup d’entre-vous qui l’espèrent, ce ne sont pas des raisons spirituelles ou religieuses qui me poussent à ce départ mais simplement l’amour des vieilles pierres et de la nature.

Je m’appelle Michelange depuis longtemps mais légalement d’après mon passeport ce devrait être Michel Ange. Si j’en ai l’opportunité je vous expliquerai le pourquoi du “Ange” qui termine mon nom. Je suis un ange, c’est clair, mais il y a une raison plus terre à terre. Suivez-moi et vous saurez. Je suis de la région de Fribourg en Suisse, je suis né en 1948 ce qui à l’oeil fait moins vieux que 71 ans. Surtout que chez nous on dit septante ans et non pas soixante-dix. J’ai exercé plein de professions allant de technicien en chimie à instituteur ou à éditeur et aussi chargé de cours à l’Université.

Je suis marié ou remarié et j’ai deux filles et beaucoup de petits enfants. (8). Pour des questions éthiques je vous dit qu’une de mes filles a eu trois fois plus d’enfants que l’autre. Pour des raisons que vous comprenez je vais taire les noms si possible durant ce périple.

Je souhaite, mais je ne sais pas si ce sera possible, écrire chaque soir ce qui m’est passé par la tête durant la journée. Puisque l’on dit partout que l’on revient différent du Chemin, je ne mettrai pas des quantités de photos souvent moins belles que celles que l’on trouve déjà. J’espère vous informer de mes pensées du jour. Le défit est lancé d’autant plus que je ne prends que mon petit cellulaire pour agrémenter mon site. On verra si j’arrive à mes fins.